La guérilla américano-mexicaine
La liberté d’expression qui règne aux Etats-Unis est vraiment quelque chose de… frappant. Vous regarderez la vidéo qui suit, on y voit des militants d’un groupe d’extrême-gauche hispanophone, Humanos Derechos, détruire l’effigie du shérif Arpaio du comté de Maricopa , AZ, et qui ne semble pas inquiété pour autant (alors que même sous la forme d’une piñata, cela revient à mimer le meurtre d’une personne vivante que l’on dit haïr, autant dire que c’est un appel direct au meurtre).

Toucher un agent de l’Etat, même en effigie ! Inimaginable en France :
Même Anne Denogean, du Tucson Citizen, une adversaire farouche d’Arpaio, est choquée et se demande bien jusqu’où tout cela pourrait bien aller.
En face, les supporters d’Arpaio se sont contentés de brûler des drapeaux mexicains, ce qui est infiniment plus défendable dans la forme, mais qui sur le fond n’est pas beaucoup moins contestable. En fait, ce qui se passe là-bas illustre d’une façon peut-être plus criante qu’ailleurs le changement de population par substitution. En effet, de vastes et nombreuses zones du Sud-Ouest des Etats-Unis sont désormais peuplées majoritairement, quand ce n’est pas exclusivement, d’hispanophones installés très récemment et qui, souvent, n’ont même pas de statut légal ni aucune connaissance de la langue anglaise.

Au nom du politiquement correct et de la simple logique pratique, tout le personnel officiel (fédéral ou local) de ces zones est issu de la communauté hispanophone et ne parle souvent quasiment plus que l’espagnol. Autant dire que les gringos n’y sont plus forcément les bienvenus…
Les E.-U. ont conquis ces régions sur le Mexique à la suite d’une terrible guerre (1846-1848), aujourd’hui, ils sont en train de perdre ces territoires pour des raisons démographiques. Déjà, à la suite de V. D. Hanson, on parle de Mexifornia… Si Obama n’est pas élu cette fois, il n’y aura peut-être jamais de président noir, car le prochain sera peut-être bien un chicano.
Source : Tucson Citizen (voir aussi la notice wiki d’Arpaio).
Imprimer ce billet

















Laisser un commentaire