Quand l’Islande était le Ghana

Puisque nous parlions de l’Islande et que, ma foi, nous en parlons souvent, je ressors un article assez passionnant qui s’interroge sur les raisons du succès de l’Islande, un pays qui, en 1901, avait un produit national par habitant égal à celui du Ghana aujourd’hui (ce qui laisse de l’espoir aux Ghanéens, si on veut être optimiste).
Comment l’Islande a-t-elle pu faire ça ? Pour faire courte une longue l’histoire, à partir de l’extension de la Home Rule en 1904 [l'autonomie par rapport au Danemark], l’Islande a accumulé du capital à un rythme assez rapide, toute sorte de capitaux, comme c’est le cas dans le capitalisme d’une économie de marché mixte, elle a aussi travaillé dur : le capital fiduciaire par l’épargne et l’investissement, le capital humain par l’éducation et la formation, les capitaux étrangers grâce au commerce, le capital financier par les opérations bancaires, et le capital social en suivant la voie de la démocratie, de la consolidation des institutions et de l’égalité. Le capital naturel a également joué un rôle, en premier lieu de riches zones pélagiques et, par la suite, l’hydroélectricité et l’énergie géothermique, mais la clef du succès de la mobilisation du capital naturel du pays a été l’accumulation antérieure du capital humain. Et le capital humain est probablement la plus importante des clefs de la croissance économique de l’Islande, en raison de familles moins nombreuses et de l’allongement régulier de la vie.
Mais tout l’article mériterait d’être traduit, s’il était moins long. J’encourage les anglophones à s’y plonger.
Source : Vox.
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