Pamelyn Ferdin et les animaux
J’évoquais, il y a peu, Pamelyn Ferdin, une ancienne actrice enfant, pour son rôle dans ce film superbe, Beguiled (Les Proies dans la version française — quelques images de ce film), je veux revenir sur son rôle dans ce film (attention, je vais spoiler).

Ce film raconte l’histoire d’un soldat du Nord (nous sommes à la fin de la Guerre entre les Etats) qui, blessé, se réfugie dans un pensionnat de jeunes filles sudistes et se retrouve confronté aux passions troubles de ces demoiselles isolées dans ce lieu délabré et perdu au milieu de la mousse espagnole. Parmi elles, Amy, jouée par Pamelyn Ferdin, qui n’avait alors que 12 ans, est la plus jeune de toutes et la seule à ne pas chercher en lui un amant, mais un grand frère ou un père.
A un moment clef du film, inutile de s’étendre sur les détails, le soldat joué par Clint Eastwood, tue sous l’emprise de la colère la petite tortue d’Amy et alors tout bascule. Il a beau demander pardon, le mal est fait et c’est Amy elle-même qui ira ramasser les champignons destinés à l’empoisonner…
L’histoire est, en elle-même troublante, mais elle le devient encore plus quand on sait que Pamelyn Ferdin est devenue, en 2004, présidente du SHAC (Stop Huntingdon Animal Cruelty), une organisation de défense des animaux qui n’hésitent pas à recourir à la violence, et qu’elle a même fait de la prison pour son action au sein de ce groupe…
Ah, les enfants acteurs !
Source : The Pet Press.
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9 juillet 2008 à 8:19C’est très freudien comme déroulement…
9 juillet 2008 à 8:20Et mon idole M. Eastwood a-t-il reçu des menaces ?
9 juillet 2008 à 8:36Des menaces ? Ah ! Il faut voir le regard d’Amy quand il lance la tortue sur le sol lui fracassant sa pauvre carapace…
(je ne sais pas si la tortue était doublée)
10 juillet 2008 à 0:34C’est dans ce film que Clint Eastwood (enfin, son personnage) se fait amputer, je crois… La scène la plus atroce que j’aie vue au cinéma (et ce n’est pas une formule), ça m’a réellement donné envie de vomir… Les années 70 ont produit de drôles de films. Je ne me souviens plus plus de la scène de la tortue en revanche…
10 juillet 2008 à 8:39C’était pourtant une scène sacrément marquante.
Pour en revenir à la lutte pour la défense contre les animaux, dont j’avais parlé ici (mais aussi là et là , moins directement), voici un extrait du commentaire d’un livre consacré à ce sujet :
Gulps…
Source : The Scientific Activist.
10 juillet 2008 à 12:48“…une organisation de défense des animaux qui n’hésitENT pas à recourir à la violence…”
Vos lapsus grammaticaux sont toujours délicieux. Salauds d’animaux méchants!.. mais ils ont des excuses, alors on les défend.
J’apprécie énormément votre blog, la rigueur de vos raisonnements et comptes-rendus, vos efforts de traduction. Continuez bien!
10 juillet 2008 Ã 13:42Bien vu ! Et merci
Mais, sinon, je suis, en l’occurrence, dans le camps des animaux : tortue et jeunes filles réunies.
10 juillet 2008 à 20:57Dans la série lapsus qui tue, vous n’égalez cependant pas le présentateur Henri Sannier, qui avait affirmé au JT de France 2 il y a une vingtaine d’années qu’il fallait “lutter avec la dernière énergie contre le SIDA et tous ceux qui souffrent de cette horrible maladie”.