“FROMSANTE”
L’objectif de FROMSANTE est d’observer et d’apprécier l’impact des fromages au lait cru sur l’activité antibiorésistance, c’est-à -dire l’aptitude que peut avoir un individu, après un traitement antibiotique, à reconstituer ses défenses immunitaires. Rappelons qu’à la fin des années 90, ces fromages ont traversé une période agitée. Aussi les producteurs ont-ils réalisé d’importants efforts au cours de ces dernières années visant à améliorer la qualité sanitaire des fromages au lait cru. “A la même époque, nous avons estimé qu’il était important d’entamer une démarche plus constructive en essayant de démontrer en quoi les fromages au lait cru peuvent être bénéfiques pour la santé de ceux qui les consomment”. Après avoir cherché dans plusieurs directions, un consensus s’est fait pour étudier la capacité d’un fromage au lait cru à permettre une meilleure adaptation au stress, et c’est naturellement le stress provoqué par la prise d’antibiotique qui a été choisi.
Je suis partagé. D’un côté, le progrès du savoir est bon en lui-même et, ma foi, si ces formages sont bons pour la santé, tant mieux ! D’un autre côté, et c’est ce qui me dérange, cette enquête a, probablement, un but de défense des fromages français. Or, il me semble absurde de les défendre de ce point de vue. Si je mange un fromage au lait cru en l’accompagnant d’un verre de vin, c’est parce que j’aime ça et que j’ai envie de le faire, pas parce que c’est frappé d’un label administratif “bon pour la santé”. Je trouve très dangereux que l’on se défausse de plus en plus des choix politiques sur la “science”. C’est malheureusement une tendance très lourde de notre modernité tardive.
Source : BE.
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2 juillet 2008 à 16:27De toute façon, pour trouver du fromage au lait cru, c’est de plus en plus difficile. Marrant, ça… la santé totalitaire s’est arrangée pour forcer la majorité des fromageries à produire du pasteurisé, et maintenant elle nous fait le coup du retour au lait cru… et entre temps le fromage au lait cru, produit par quelques “affreux réactionnaires”, a vu son prix s’élever et sa distribution se restreindre, un peu comme le passage de l’agriculture traditionnelle et populaire à l’agriculture industrielle qui, au final, a conduit au retour à une agriculture “traditionnelle” désormais labellisée “Bio” tandis que la masse doit se contenter de la bouffe industrielle…
Merde, je commence à faire dans le José Bové, j’arrête. Tout ça pour dire, en effet, que la science n’est dans toute cette affaire qu’un faire-valoir pour des objectifs politiques.