Tempbot par Neill Blomkamp
Neill Blomkamp ne fait pas les choses comme les autres. Alors qu’il réalise un film sur un être artificiel dans une entreprise, il décide, non pas de créer un androïde d’apparence humaine, mais de travailler sur une robot, un vrai, avec des mécanismes apparent, de longs périphériques audio sur la tête et une démarche motorisée.

L’entreprise dans laquelle évolue le robot, n’est pas une société high-tech, d’avant-garde technologique, un repère de netocrates et de fou de nanotechnologie située dans la Silicon Valley, non c’est une banale société du secteur industriel, bureau moche et collègues chauves. Et le tempbot ne fait pas un travail à la Patlabor, dangereux, hors de portée des capacités musculaires humaines, non il fait de la paperasse, des heures sup et rentre chez lui tard, après avoir gagné plus (plus de quoi on ne sait pas trop, c’est un robot).
De l’intégration d’un nouveau venu dans un groupe de collègue de travail, à la découverte de sentiment, Tempbot aborde des problématiques liées à l’arrivée des êtres artificiels dans notre société très éloigné de ce que le cinéma nous propose habituellement. Je reviendrai plus tard sur d’autres projets de Blomkamp, mais je pense que ce court-métrage pose les bases de son oeuvre en devenir (le jeune homme, sud-africain, n’a que 29 ans !). Intrusion de la technologie dans le quotidien, rapport entre l’homme et la machine mais du point de vue cette dernière (la démonstration de l’apprentissage des sentiments par observation-analyse-répétition, le tout par le biais de l’interface du logiciel du tempbot est extremement subtile et fine), univers restreint, assez loin des visions mondialisantes des nouvelles technologies, solitude de la machine, non-suprise des humains face aux progrès, tout ceci montre une cohérence assez rare dans le travail de Neill Blomkamp.
Avez-vous reconnu la voisine du tempbot ?
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1 juillet 2008 Ã 8:09En tout cas, c’est une histoire triste
1 juillet 2008 à 9:15tiens, je n’avais jamais remarqué qu’il y’avais plusieur auteur(e)s sur Schizodoxe.
Une petite présentation s’impose non ?
1 juillet 2008 à 9:39Depuis l’origine, ce blog est bicéphale, puisque je n’en assure pas la technique et que c’est là la tâche de Karpel, mais il n’a que peu posté, et, jusqu’à ce message récent (très intéressant, d’ailleurs), il n’avait posté que des vidéos. Il est le Cthulhu du blog, on sait qu’il est là et qu’il n’est pas mort, et on attend son réveil…


Scorpius participe presque depuis le début en écrivant de temps à autre des billets sur la chose militaire et la riggophilie (voire la riggolâtrie), deux domaines dont il est spécialiste (ou malade, on ne sait pas).
Il y a un troisième membre qui n’a jamais écrit. C’est normal, il est très méchant avec moi
Enfin, il y a Dalhia qui a rejoint SDX depuis très peu de temps, mais il est très actif, c’est donc pour ça que je vais le laisser se présenter tout seul
1 juillet 2008 à 20:21Faut que je regarde maintenant qui est l’auteur de chaques billets, histoire de suivre les personnalitées…
1 juillet 2008 Ã 20:25Vous passerez du rire au larmes.
1 juillet 2008 Ã 21:34Impressionnant, superbe.
Et bravo aussi pour les auteurs de schizodoxe, qui lutte contre notre médiocrité
1 juillet 2008 à 22:45J’aime pas trop qu’on suive ma personnalité…
Je ne suis pas sûr de ce que l’on pourrait trouver
2 juillet 2008 Ã 14:39ouais ! vive sdx !
23 juillet 2008 à 16:39[...] Retour sur Neil Blomkamp. Ses robots humanoïdes. Ses paysages urbains de pauvreté. Le réalisateur sud-africain nous propose ici un film d’entreprise pour vanter les mérites d’un androïde gardien de la paix. What if it could be rebuilt ? [...]