Des armées plus petites
Que les armées professionnelles soient plus efficaces que les armées d’”amateurs”, on le sait depuis l’Antiquité. Ce qui a décidé la France à mettre fin au service militaire, ce n’est donc pas la brusque redécouverte de ce principe, comme on a pu le lire ici ou là , mais le coût des armements. Jusqu’à l’écroulement du Pacte de Varsovie, il semblait nécessaire de disposer d’une grande masse d’hommes à jeter dans la bataille. Dans les années 90, cela a paru beaucoup moins évident. Avec la surenchère technologique, il paraissait impossible d’avoir suffisamment de matériel pour équiper l’armée de masse issue du service militaire. Le choix a donc été fait de se reporter sur de plus petites armées, et très bien équipées.

Traditionnellement, la marine et l’aviation sont les grandes bénéficiaires des R&D, et consomment des budgets fabuleux. Le résultat est sensible : entre un P-51 Mustang et un F-22 Raptor, l’écart technologique est fabuleux. De même entre un destroyer américain de la bataille de Leyte et son pendant moderne, l’USS Lake Erie, qui a tué un satellite en février dernier.
L’équipement du fantassin n’a pas évolué à la même vitesse. Tout au plus dispose-t-il de meilleures protections, de meilleures optiques, de meilleurs moyens de communication. Mais le “fond” n’a guère changé : fusil, bottines et casque lourd. Les guerres d’Irak et d’Afghanistan sont en train de modifier radicalement la donne. Les Américains redécouvrent les vertus de l’infanterie, ainsi que sa vulnérabilité aux attaques de l’ennemi. Un certain rééquilibrage des budgets et de la R&D au profit de l’infanterie serait en cours au sein des arcanes militaires US. C’est un processus riche en promesses. Peut-être assistera-t-on à la mise au point et à la généralisation des exosquelettes démultiplicateurs de force ? Ou de vêtements s’adaptant à la température, aux conditions climatiques, voire à la couleur du terrain ? Ou de combinaisons “soignantes” ?
En attendant les retombées civiles…
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30 juin 2008 Ã 12:16Tiens je vais me faire un article sur Neill Blomkamp dans la semaine.
8 juillet 2008 à 17:17[...] simple écho iconographique à cet excellent billet de [...]