L’homosexualité dans le cerveau
J’ai toujours trouvé fascinants les jardins de pierre qu’il y a dans certains monastères japonais. Arriver à faire passer tant d’émotions, parfois contradictoires, avec une telle économie de moyens, cela touche au sublime. Rien que des pierres. Eh bien, le jardin des tenants du tout culturel, celui où se trouvent ceux qui refusent de croire qu’il y a des différences neurologiques entre les garçons et des filles, par exemple, risque de bientôt ressembler à un tel jardin, tellement ils reçoient de pierres…

Des numérisations par balayage du cerveau ont fourni la plus incontestable des preuves que le fait d’être homosexuel ou hétérosexuel est un trait fixé biologiquement.
Ces images révèlent que chez les homosexuels, les principales structures du cerveau régissant l’émotion, l’humeur, l’anxiété ou l’agressivité semblables à celles des personnes hétérosexuelles de l’autre sexe.
Les différences sont susceptibles de dater de la grossesse ou de la petite enfance, explique Ivanka Savic, qui a conduit cette étude au Karolinska Institute de Stockholm en Suède.
“C’est la plus solide mesure de la différence cérébrale entre sujets homosexuels et hétérosexuels jusqu’ici”, dit-elle.
Des études antérieures avaient également montré des différences dans l’architecture et l’activité du cerveau des homosexuels et celui des hétérosexuels, mais la plupart étaient fondés sur les réactions des gens à des signes sexuels qui auraient pu être acquis, telle que l’évaluation de l’attractivité des visages masculins ou féminins.
[…]
“Cette étude démontre que les homosexuels des deux sexes montrent une forte tendance à avoir une symétrie du cerveau inverse à celle de leur sexe”, dit Qazi Rahman, l’un des chercheurs en pointe sur l’orientation sexuelle au Queen Mary College, Université de Londres au Royaume-Uni.
“Les différences de connexions qui ont été apportées dans le complexe amygdalien sont frappantes.”
“Paradoxalement, il est plus instructif de regarder les choses qui n’ont pas de liens directs avec l’orientation sexuelle, et c’est là que cette étude marque des points,” explique Simon LeVay, un éminent auteur américain qui, en 1991, a publié sa découverte des différences (pdf), dans la partie du cerveau appelée l’hypothalamus, entre hétérosexuels et homosexuels.
Mais comme le reconnaît Savic elle-même, l’étude ne peut pas décider si ces différences neuronales sont héréditaires, ou résultent d’une exposition anormale (par excès ou par défaut) aux hormones sexuelles, telles que la testostérone, lors de la grossesse.
Cela ne prouve pas qu’il y a une origine génétique à l’homosexualité, mais que celle-ci date, en général, de la petite enfance, voire, plus probablement, d’avant la naissance.
Comprenons-nous bien, cela ne veut pas dire que toutes les personnes ayant, un jour ou l’autre, des relations homosexuelles se trouvent dans ce cas (il y a l’homosexualité dite d’opportunité, par exemple, comme dans les prisons), mais que c’est, malgré tout le cas le plus général.
Source : New Scientist.
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17 juin 2008 à 14:44Ce qui expliquerait le taux constant de personne homosexuelle dans l’humanité, à travers les époques et les sociétés.
17 juin 2008 à 14:50Pourquoi pas ? Après tout, les époques où l’on dit que l’homosexualité était très largement pratiquée ne s’adonnaient pas tant à l’homosexualité qu’à la pédérastie, et ce, dans un cadre culturel très marqué (il n’y a pas de relations entre égaux en Grèce, par exemple).
17 juin 2008 à 15:42Voyons , si l’homosexualité etait biologique , seriez vous en train de dire que les camps de redressement sexuel au etats-unis ne servent a rien !?
17 juin 2008 à 15:50Ou bien que l’acceptation et la tolérance à l’égard de cela ne seront jamais totales, c’est au choix…
C’est là qu’on voit le grand problème de toute discussion concernant l’homosexualité.
Que ce soit chez les adversaires de l’homosexualité ou chez ceux qui la défendent (ou en défendent le droit), il y a un double discours :
J’en déduis qu’on pose mal la question, ou qu’il n’y a pas de moyen de trancher entre ces deux façons de voir.
17 juin 2008 à 15:55Je note, en passant, que cela peut, aussi, être un argument en faveur de l’adoption par les homosexuels puisque l’idée selon laquelle ils élèveraient nécessairement des enfants homosexuels (qui ne seraient donc pas libres de leur identité sexuelle) en serait affaiblie.
17 juin 2008 à 16:13D’après une étude menée à San Francisco sur les premiers couples homosexuelles ayant élevés des enfants (de manière légale et au su et au vu de la société), les proportions hétérosexuelles/homosexuelles des enfants devenus adultes sont presque exactement les mêmes que chez les couples hétérosexuelles élevant des enfants.
Ils étaient très intéressant d’entendre ces couples lesbiens expliquant qu’ils voulaient élevés le “mieux” possible leurs enfants vers l’hétérosexualité, pour ne pas montrer qu’elles avaient échoué au regard de la société. Elles sentaient qu’elles avaient une responsabilité vis à vis de leurs enfants et de la société.
Voir ces amazones, comme elles se présentaient elles-mêmes, être fieres de voir leurs garçons devenir de vrais petits hétéros avait quelque chose d’assez émouvant.
17 juin 2008 à 18:21Ca semble d’autant plus vrai que l’on a rarement vu une personne revenir sur son homesexualité