It came from the desert

J’évoquais hier — était-ce hier ? — le livre blanc de la défense et les nouvelles menaces qui pèsent sur la France et, plus largement, sur les pays occidentaux. Parmi celles-ci étaient cités le bioterrorisme et les pandémies, mais rien n’était dit sur des menaces biologiques moins microscopiques…

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Les bactéries ou les virus voyagent assez facilement. Il en va de même des insectes. Ainsi, une nouvelle souche de fourmis s’est implantée au Texas. La belle affaire, me direz-vous, les fourmis sont moins petites que les virus ou que les bactéries, on peut les voir, les écraser, elles ne contaminent pas les hommes, alors, pourquoi s’en faire ? C’est que ces fourmis-là ont une mauvaise habitude : elles dévorent tout ce qui est électronique.

Ces fourmis nouvellement arrivées au Texas sont déjà des milliards, elles ne sont pas plus grosses qu’une puce et peuvent faire de l’iPod posé à côté de l’amateur de sieste sur l’herbe une fourmilière (sauf si vous écoutez du drone metal comme moi depuis quelque temps, ça vaut tous les insecticides)… Vous allez me dire qu’il suffit de ne pas se coucher au pied d’un arbre pour rêvasser, et je vous répondrai que non, ce n’est pas suffisant, car ces aimables petites bêtes ne détestent pas la vie en ville et qu’elles se dirigent lentement, mais sûrement, vers Houston (Ici Houston, nous avons un problème…). Les lecteurs de Weber (que le Dieu de la littérature les frappe !) ou de Clifford Simak (cf. Demain les chiens — qui aurait pu s’appeler Après demain les fourmis), verrons des parallèles avec des lectures passées. Moi, je pense surtout que quelques reines de cette espèce, après quelques améliorations génétiques pourraient se vendre passablement cher sur le marché du terrorisme. Je suis certain que Wall Street ou la City leur fourniraient le gîte et le couvert.


Je plaisante (quoique), mais au Texas, on rit beaucoup moins. Les crazy rasberry ants, les fourmis folles de Rasberry (folle parce qu’elles avancent de façon désordonnée et de Rasberry, parce que c’est le nom de l’exterminateur qui, le premier, les a identifiées — paratrenicha de leur vrai nom) ne semblent pas pouvoir être arrêtées. Certes, elles ne vont pas très vite. Il leur faut un an pour progresser de 800 mètres… Mais de même qu’un bateau leur a fait faire un grand bond au-delà des océans, les camions, les voitures, voire les avions (yum yum avionics)peuvent leur faire gagner des dizaines, voire des centaines de kilomètres.

Alors, que faire ? Pour l’instant, on ne sait pas… J’ai une idée : déménager la NASA d’Houston, peut-être&nbnsp;?

Source : Times.

PS : je ne suis pas mécontent de mon titre :)


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Un commentaire pour “ It came from the desert ”

  1. Histoire vraie!
    Accident du travail au centre de tri postal dans une banlieue de l’Est Parisien cette année, un employé a été mordu a la main par des fourmis.
    Quant l’appel est parvenu au centre de secour nous étions tous hilare mais en fait, c’était un colis en provenance d’amérique du sud destiné au Musée des Sciences pour une expo.
    Mal conditionné les fourmis étaient sorties vivre leurs vies.
    Le risque de propagation d’espèce exotiques est bien réel.

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