Le péril jaune passe du rouge au vert

Le gouvernement chinois, par la voix du ministre de l’Agriculture, veut encourager officiellement et financièrement les citoyens chinois à acheter des fermes en Afrique et en Amérique du Sud afin d’assurer les futures importations en nourriture du pays. Ce n’est pas simplement de la “délocalisation”, c’est à la fois dans les moyens (aides de l’Etat) et dans les buts (s’assurer de ressources étrangères pour son usage exclusif) un projet colonial au sens le plus brutal du terme.
A trop se focaliser sur le pétrole (comme l’illustre notre image plus haut), on oublie qu’avant de rouler en voiture, il faut manger. En attendant, sauf guerre avec les Etats-Unis ou implosion, je vois mal ce qui pourra empêcher la Chine de gober l’Afrique et une partie de l’Amérique latine…
Source : Financial Times.
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15 mai 2008 à 19:12Cela ressemble plus à de la gesticulation Sarkozienne qu’à quelque chose de vraiment efficace.De toute façon qui va garantir le droit de propriété des chinois en Argentine?L’APL? Bon courage..
15 mai 2008 à 19:22En Argentine, l’APL, peut-être pas. En Afrique noire, ma foi…
16 mai 2008 à 14:38Il existe bien d’autres moyens de pression que la force armée. Il s’agit plus pour une puissance quelque elle soit de maitriser un ensemble d’outils dont cette dernière ne constitue qu’un des éléments. Ainsi l’achat de terres par des “colons” chinois serait sans doute accompagné par d’autres façons de gagner de l’influence et du pouvoir. A mon avis ce qui manque encore à la Chine pour une politique globale d’expansion serait plus de l’ordre du “soft power”, c’est-à -dire de la capacité à susciter de la sympathie. Il n’en demeure que je reste impressionné par la cohérence de leur politique internationale, si l’on place du strict point de vu du gain de puissance évidemment.