Les corps en pièces détachées

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It’s been said that we are witnessing nothing less than a new Gold Rush, where the territory is the human body. Human eggs are used in huge numbers for the stem cell technologies—over 2,000 in one recent case. Roughly one-fifth of all human genes have been patented by biotechnology companies. Women’s tissue is worth more than men’s, but both sexes are vulnerable. The fact is, we don’t own our bodies in law.

Le corps est-il un bien comme un autre ? Possède-t-on son corps comme on possède un terrain dont un peut vendre une partie, louer une autre, etc. ? Ce sont là des questions particulièrement importantes et que l’on tait ou que l’on rejette dans le domaine de la science-fiction. Pourtant, elles se posent déjà et en refusant de les voir, certaines réponses s’imposent d’elles-mêmes. A ce titre, ces deux livres de Donna Dickenson, qui abordent le problème sous l’angle féministe (ce qui se comprend puisque le “mon corps m’appartient” des féministes est fondateurs des évolutions actuelles) sont intéressants à plus d’un titre.

En effet, les revendications libertaires, féministes et libérales, au sens économique du terme, semblent toutes aller dans le même sens, celui d’un corps infiniment négociable. De ce point de vue, le contrat masochiste (tel que Deleuze le lisait chez Sacher-Masoch) est sans doute le modèle qui s’imposera à notre modernité tardive.

Source : Donna Dickenson.

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