La peur est la première et la plus puissante des émotions humaines, la plus puissante de toutes est la peur de l’inconnu.
Lovecraft

On sait, aujourd’hui, que si la plus puissante des peurs est peut-être celle de l’inconnu, la première est, au contraire, la peur de ce qui est déjà connu par l’histoire évolutive. En effet, cela en surprendra peut-être ici, mais même les phobies, que l’on pourrait croire n’être le fruit que de causes psychologiques, ont plus souvent tendance a être les mêmes chez les jumeaux homozygotes que chez ceux qui ne le sont pas. Il y a donc une part d’hérédité dans le phénomène de la peur, et donc, de connu, sinon par l’individu, au moins par ses ascendants.
David Rakison de l’université Carnegie Mellon de Pittsburgh en Pennsylvanie a voulu illustrer cela en démontrant qu’un bébé de cinq mois fait preuve d’une attention plus grande si ce qu’on lui montre quelque chose évoquant la silhouette d’une araignée plutôt que quelque chose de plus abstrait.
Il y aurait donc une tendance innée chez l’homme a faire attention aux araignées (sans doute le fruit de la sélection naturelle et du venin de certaines d’entre elles, je suppose (cf. la vidéo)). Mais ce venin est plus dangereux pour les jeunes enfants que pour les adultes et non seulement les peurs seraient innées, mais qui plus est, elles ne seraient pas les mêmes tout au long de la vie.
Ainsi, la peur des blessures et du sang (dont on n’est pas, pour le coup, étonné qu’elle soit innée !) est à son apogée pour la période qui va de 13 à 17 ans. De même, si la peur du noir est présente chez les enfants alors que celle des étrangers l’est chez les adultes, du point de vue évolutionniste, cela paraît cohérent : la sélection naturelle a plus porté sur les enfants qui se perdent et sur les adultes tués par un membre d’une autre tribu que l’inverse.
Source : New Scientist.


En tout cas, la peur du vide, ça doit arriver à un âge plus avancé…
Via : Clip Napping.
Je vous ai mis une très belle chanson de berger napolitain (? 14e ?) sur la Tarentelle, maladie mentale proche de l’amour et en tout cas avec des débordements certains), donc je vous ai mis la musique sur mon blog, dans dossier public, dans la colonne de droite, après ma liste de blogs amis.
Très belle chanson, en effet, je crois qu’elle vient du même CD que celui dont la couverture a servi à illustrer ce présent billet
La première tarentelle que j’ai entendue était, je crois, la Tarantella del Gargano chantée par Pino de Vittorio, alors qu’il n’avait pas encore rejoint la Cappella della Pietà de’Turchini d’Antonio Florio. Depuis, je suis presque en extase à l’écoute de ce genre de musique et loin de me guérir de la folie des piqûres de tarentules, c’est dans un état de folie bien plus grave qu’elle me plonge.
Il faudra que j’écrive, un jour, sur cet étrange rapport que l’on a vu, surtout à l’époque baroque, entre musique, mathématique, magie, danse et maladie.
Vous êtes un spécialiste. Les différentes versions chantées de cette affaire de Tarentella (Antidotum), celles qui sont contenues dans mon cd en tout cas, sont fort belles et bien entêtantes.