Un mec comme Poutine


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12 commentaires pour “ Un mec comme Poutine ”

  1. Quoiqu’on en pense, il est l’un des plus grands dirigeants des 10 dernières années, et son bilan à la tête de son pays est excellent.

  2. Ah oui. Excellent si l’on pense que les libertés individuelles des citoyens n’ont in fine qu’assez peu d’importance.

  3. Au fond, il n’y a que des Poutinistes pour oser diffuser de l’eurodance sur tous les plus grand médias d’un pays…

  4. un article interessant du FT au sujet de la democratie en Russie et de Poutine. Peut etre coonviendrait-il d’etre un peu indulgent et eviter l’imperialisme Libéral-Démocrate:
    http://www.ft.com/cms/s/0/6fc2ae0c-ef86-11dc-8a17-0000779fd2ac.html?nclick_check=1

  5. Priére de remetre dans son contexte, cette “musique” a dejas plusieur années…3 je crois.
    Il est peut etre bon de le préciser.
    Je ne defend pas poutine, mais les libertés individuelles réduise doucement dans tout les pays.
    Ne jetont pas la pierre sur les autre quand notre propre pays crache sur le p2p, remet en question ” le principe méme de mélange d’application” et autres démarches plus droles encore débordant de stupidité.

  6. J’ai ma petite théorie sur la Russie, et je vais profiter de ce dimanche pluvieux pour vous en faire part.
    Je pense que la Russie, tsariste, bolchévique, soviétique et enfin moderne (Esltine, Poutine, Medvedev) a toujours une génération d’avance sur le monde occidentale. D’une aristocratie mourante à une dictature populaire, le peuple russe a compris tout au long de ce siècle, les enjeux territoriaux, politiques et économiques dans leur ensemble. Mu par un sens de l’altruisme proche du masochisme, le peuple russe a accepté, bien plus qu’aucun autre peuple dans le monde, l’abnégation de soi, la souffrance et le sacrifice pour son pays. Un sacrifice quotidien, meurtrier, voir même suicidaire, mais qui a permis à ce pays, le plus vaste du monde, de survivre face aux Etats Unis, à la Chine, au Caucase, et aux tensions internes.
    On peut penser que face à des instances dirigeantes dictatoriales et militaires le peuple ne peut que se soumettre, je repondrais qu’il l’aurait fait s’il n’avait pas vu son avantage à se soumettre. Imaginez combien de dictature sont tombées entre Yalta et l’élection de Poutine.
    Alors que la Chine sombre de plus en plus dans une guerre civile imminente (voir le Tibet et les provinces voisines ces derniers jours), la Russie, elle, peut se targuer de régner en maitre de l’Oural au détroit de Béring.
    Alors oui les libertés individuelles ne sont pas très en forme là-bas, mais le peuple russe s’en accommode très bien, comme ils s’acceptaient les files d’attente dans les années 80 pour acheter un saucisson.
    L’ère Poutine, qui va surement continuer encore pendant 20 ans, annonce le monde de demain. Etat producteur de gaz et de pétrole richissime, classe moyenne dominante et soumise, mafias des industries du divertissement et des technologies de l’information, contre-pouvoir inexistant, ou du moins actif qu’à travers le terrorisme, guerre de territoire à ses marches, alliance stratégique avec les futurs grands états mondiaux (Dubai, Singapour, etc.), bref le monde de demain.
    Et qu’un ancien joueur d’échec ne soit que le principal opposant à ce régime, me conforte dans l’image que j’ai de la Russie.

  7. Je ne suis pas très convaincu par votre thèse:
    Mu par un sens de l’altruisme proche du masochisme, le peuple russe a accepté, bien plus qu’aucun autre peuple dans le monde, l’abnégation de soi, la souffrance et le sacrifice pour son pays.
    Le Peuple Russe n’a pas eu, et se foutait bien du choix. De Pierre Le Grand à Staline, il n’y a qu’un trait, et tout ce qui suis ensuite et dans la continuité. Les Russes etaient misérables jusqu’au début des années 60 ou ils ont finalement pu beneficier un peu de l’industrialisation du pays. Avant ça le peuple etait docile et accomodant parce que c’est la seule forme d’existence qu’il connaissait. Si il y a abnégation de soi, elle n’est pas consciente a mon avis.

    D’ailleurs, l’ensemble de votre commentaire pourrait etre fait de la meme façon au sujet de la Chine.

    Etat producteur de gaz et de pétrole richissime, classe moyenne dominante et soumise
    Il faudra capitaliser sur la politique des prix hauts, pour l’instant, on n’est pas tres convaincu, mais peut être que cela viendra. Quant a la classe moyenne dominante, quelle classe moyenne? comment ça dominante?

  8. Bien sûr que tout cela n’est pas conscient !!! Le peuple russe ne s’est pas levé un matin de 1917 en se disant “tiens je vais laisser le pouvoir à une classe dirigeante autoritaire” !!
    Je parle plutôt d’une acceptation tacite, un contrat de fait avec le pouvoir. Alors que dans nos sociétés occidentales, le contrat est d’une autre nature, je pense que le peuple russe voit dans ses instances dirigeante autre chose que nous. Quelque chose de plus dur, de plus violent. Et ils l’acceptent.

    Quant à la Chine, je ne suis pas d’accord. L

    Quand je parle de classe moyenne russe, je parle surtout en contradiction avec le monde paysan totalement paupérisé et en voie d’extinction, et avec le monde ouvrier lui aussi marginalisé.
    Tout ça recoupé avec la chute de la démographie et l’extension de la haine raciale, vous obtenez un drôle de cocktail !

    Je ne dis pas que “ma thèse” est juste et irréfutable, c’est une intuition que j’ai de la Russie, inspiré par les récents évènements, et aussi par les réactions un peu hystérique du monde occidental face à l’élection de Poutine, pardon de Medvedev.

  9. Un ouvrier en réponse au questionnaire du recensement de 1937 :

    Je crois au Diable, en Dieu et en Staline.

    Un communiste du district Prolétaire de Kalinine, en juillet 1956, lors d’une réunion publique :

    Une fois j’ai eu mal à la jambe. Ma grand-mère m’a dit : Youri, dis trois fois “Staline” et ta jambe guérira.

    Ces deux citations proviennent de Communistes contre castrats (1929-1930) de Claudio Sergio Ingerflom, qui précède et introduit le mémoire de maîtrise de Nikolaï Volkov, La secte russe des castrats, publié en 1930, dans le cadre des grands procès religieux.

    Cette histoire des castrats russes sera l’objet d’un prochain billet, mais, entretemps, j’ai trouvé ces deux déclarations assez exemplaires de la façon dont beaucoup de Russes voient le pouvoir pour les citer ici.

  10. J’attends ce billet avec impatience. Voir si mon intuition est bonne.

  11. Bien sûr que tout cela n’est pas conscient !!! Le peuple russe ne s’est pas levé un matin de 1917 en se disant “tiens je vais laisser le pouvoir à une classe dirigeante autoritaire” !!
    Je parle plutôt d’une acceptation tacite, un contrat de fait avec le pouvoir. Alors que dans nos sociétés occidentales, le contrat est d’une autre nature, je pense que le peuple russe voit dans ses instances dirigeante autre chose que nous. Quelque chose de plus dur, de plus violent. Et ils l’acceptent.

    Oui, je suis d’accord avec ça. En fait, c’est la seule forme de gouvernement que les Russes connaissent.

    Dans un sens, ce qui est reproché a la Russie par les post-modernes, c’est essentiellement de ne pas s’être converti à la democratie anglo-saxonne, ou quelques choses de compatible.

  12. On est bien d’accord.

    “En fait, c’est la seule forme de gouvernement que les Russes connaissent.”
    Qu’ils connaissent ou qu’ils acceptent ? Corollaire politique…

    Du coup, qui a réellement perdu/gagné la Guerre Froide ??

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