
William Buckley est mort, hier, des suites d’une longue maladie. Il avait été, aux côtés de Russel Kirk, l’un des (re)fondateurs du conservatisme américain.
Alors que le prestigieux New York Times lui accorde ses gros titres, c’est un silence presque total en France, plus tard, sans doute, lui accordera-t-on quelques lignes fielleuses… C’est pourtant un des hommes qui aura pesé sur les destinés des Etats-Unis de la seconde moitié du XXème siècle et qui n’a jamais défendu autre chose que la liberté, mais une liberté exigeante.
Cette mort marque, très certainement, une rupture dans la tradition politique américaine. Il faudra du temps pour que cela soit visible, mais je doute que l’infléchissement se fasse dans le bon sens.


“mais je doute que l’infléchissement se fasse dans le bon sens.” que voulez vous dire par la ?
Il y avait chez les gens de la génération de Buckley un attachement aux libertés individuelles qui me semble très fortement décliner aux E.-U. depuis quelques années. D’ailleurs, il faut admettre que Buckley et la NR, depuis de nombreuses années, y ont participé, dans un sens. Disons, pour aller vite, qu’il était un des derniers à faire le lien (ne serait-ce que par la durée de sa vie politique) entre paleocons et neocons.
Un grand moment de télé :
The Collected Controversies of William F. Buckley. Des choses bien amusantes
un très bon blog relate du Monsieur en question:
So far as I can recall, I have never read a word by William Buckley, who died the other day, but if it is true that he believed — as he is accused of believing — that “the purpose of government was to keep the plebs in their place while civilisation and culture were guarded and developed by the elite”, [1] then all I can say is that he had at least some conception of the proper role of government and of its proper limitation.
http://curmudgeonjoy.blogspot.com/2008/03/dose-of-schopenhauer.html