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Qui déclare la guerre ?
Ron Paul has been saying something during his campaign that few people understand — make that very, very few people. Persuasive rhetoric — speaking in terms of concrete benefits — is not his strong suit. He’s an abstract, theoretical thinker, and so asserting that “we don’t even the declare the wars anymore,” is sufficient, to both he and his supporters. He said it. The point is made.
Jim Babka fait un intéressant commentaire à la suite de cette citation de Ron Paul (c’est lui qui la souligne), mais cette phrase me pousse à me poser une question : qui est-ce qui déclare une guerre, en fin de compte ? Je ne parle pas du statut juridique de celui qui le fait, de savoir s’il est élu ou s’il tient son pouvoir d’une délégation, non, je m’interroge de la façon la plus simple : est-ce l’agresseur ou l’agressé qui, aux yeux du monde, déclarent la guerre ? L’agresseur, me répondra-t-on, c’est évident. Mais est-ce si évident ? Après tout, le cas général est que l’agresseur souhaite prendre possession d’une chose qui n’est pas à lui. C’est l’agressé qui, en refusant qu’on le dépouille, prend l’initiative de la violence. Les agresseurs n’aiment rien tant que ceux qui capitulent sans se battre, non ? Faut-il rappeler l’ordre des déclarations de guerre lors de la dernière guerre mondiale ? Doit-on évoquer les Martiens du film Mars Attack (« nous sommes venus en paix ! « Dzeeeeuu ! et un coup de rayon désintégrateur…) ?
Il découle de cela que, bien souvent, les agresseurs ont un discours pacifique sinon pacifiste. Ce qu’ils veulent, c’est la victoire, pas la guerre. Souvent, donc, c’est celui qui ne fait que se défendre qui prend, aux yeux de tous, l’apparence de celui par qui la guerre arrive.
De ce point de vue, il me semble donc important de nuancer une phrase telle que celle commentée dans le billet de Jim Babka.
Source : Positive Liberty.

















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