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L’altruisme, c’est la guerre !
Le nationalisme,
c’est la guerre !
François Mitterrand, au parlement européen, le 17 janvier 1995.
Et qu’est-ce donc que le nationalisme sinon l’exaltation déraisonnable de la solidarité (c’est-à-dire de l’altruisme réciproque) qui règne (parfois de façon exclusive) au sein d’un groupe partageant une origine commune ?

Samuel Bowles du Santa Fe Institute et Jung-Kyoo Choi, de l’Université Nationale de Kyungpook en Corée du Sud ont écrit un article, « The coevolution of parochial altruism and war », publié dans la revue Science du 26 octobre de l’année dernière. Dans cet article, ils défendent l’idée que l’altruisme et le caractère belliqueux de l’être humain ont une commune origine :
A la fin du XIXe siècle, des scientifiques aussi divers que Charles Darwin et Karl Pearson ont reconnu la guerre comme étant une force évolutive qui pouvait favoriser la solidarité et l’altruisme envers les membres de son groupe. Mais, malgré les spéculations d’Hamilton sur le fonctionnement de ce mécanisme, ni le processus par lequel la guerre peut être devenue suffisamment commune pour peser sur l’évolution, ni la possibilité que l’altruisme conditionne l’appartenance au groupe ait contribué à un niveau inusité de conflits mortels entre groupes, n’ont été l’objet d’enquête systématique.
C’est à une telle enquête que les auteurs de cet article se sont proposer de mener. En voici l’hypothèse de départ :
L’hostilité et l’agression entre groupes sont similaires à l’altruisme en ce qu’un individu adoptant ces comportements encours un risque mortel ou se crée des possibilités de coalition, de protection mutuelle et d’échange, permettant ainsi une perte de valeur sélective relative pour ceux qui boudent de tels risques. Quand c’est le cas, et quand les membres du groupe de cet agent bénéficient de son action hostile envers d’autres groupes, nous nommons ce comportement « altruisme de clan » ["parochial altruism"].
Pour démontrer cela, nos auteurs se sont intéressés aux Papous de Nouvelle-Guinée et utilise de systèmes mathématiques dont la complexité s’efface devant la clarté d’une lecture naïve d’un tel tableau :

En somme, à chaque génération, les groupes peuvent soient être hostiles, soient s’ignorer. L’hostilité n’apparaît que si un des deux camps réunit de façon cohérente (par l’altruisme propre au groupe) un nombre suffisant de guerriers pour espérer l’emporter, sinon, il y a évitement. L’ »altruisme clanique » ["parochial altruims"] offre donc un avantage sélectif aux membres du groupe qui le pratique, puisque cela lui permet de ne pas être massacré, dépouillé ou privé des femelles les plus intéressantes par un ennemi victorieux.
Nous avons vu que la transition de la tolérance non altruiste et, par conséquent, de l’état de paix à l » »altruisme clanique » ["parochial altruims"] et l’état de guerre peut être très rapide (et prendre place en moins de 200 générations, soit à peu près 5 000 ans). Le taux de reproduction nettement supérieur des groupes d’ »altruistes claniques » ["parochial altruists"] quand ils sont au contact de groupes moins altruistes peut, donc, expliquer la rapide gamme d’expansions qui sont considérées comme commun parmi plusieurs groupes de la fin du Pléistocène et de fait expliquer partiellement la grande diaspora des hominidés de l’Afrique jusqu’à des endroits aussi lointains que l’Australie en pas plus de 10 000 ans et qui reste encore inexpliquée.
Qui a dit que la guerre était un frein au progrès ?
PS : La traduction est, bien sûr, de moi, mais je ne suis pas très satisfait de la façon dont je rends de « parochial altruims ». Une idée ?
Source : Science.
















9 janvier 2008 à 18:43Et qu’est-ce donc que le communisme sinon l’exaltation déraisonnable de la solidarité qui règne au sein d’un groupe partageant un ressentiment commun ?
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9 janvier 2008 à 19:13Certes, c’est très défendable, mais si j’avais écrit ceci, cela n’aurait guère expliqué la citation que je faisais du président François Mitterrand…
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10 janvier 2008 à 8:10Je peux me dévouer, alors. Le communisme c’est la guerre.
Voilà, vous pouvez me citer.
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10 janvier 2008 à 9:28Mi-T.-rand.
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10 janvier 2008 à 13:50Vous êtes perfide. Voire méchant.
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10 janvier 2008 à 14:46Moi ?
Non…
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14 janvier 2008 à 15:20Vous semblez poser plusieurs questions à la fois, imbriquées :
1) la guerre est-elle négative ?
2) fait-on la guerre (attaque) parce qu’on est nationaliste ?
Mais faire la guerre peut aussi être se défendre, et non attaquer. Dans ce cas:
3) un groupe/clan/pays sans sentiment national peut-il selon vous se défendre lors d’une attaque extérieure ?
4) dans le cas d’une guerre civile où les clans/groupes ont la même origine mais qu’un autre critère les sépare, peut-on parler de nationalisme pour le groupe qui attaque l’autre ? (par exemple la Saint-Barthélémy)
5) le nationalisme est-il moralement condamnable ?
j’espère n’avoir pas trop embrouillé le sujet…
merci
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