Archive pour janvier 2008

Le racisme de Lovecraft, 1

Jeudi 31 janvier 2008

Lovecraft et LongDans sa biographie de Lovecraft, Frank Belknap Long présente toujours son ancien ami sous le jour le plus favorable. Sur de nombreux points, il a parfaitement raison, mais en d’autres endroits, cela tourne un peu au panégyrique. Ainsi, sur le point délicat du racisme de Lovecraft, il se réfugie derrière l’analyse d’un professeur de psychologie de l’université de Géorgie du Sud, Dirk W. Mosig dont il cite une lettre que je reprends ici in extenso. Je reviendrai sur ce texte plus tard, après avoir cité un article de Lovecraft et le chapitre que Houellebecq consacre à ce sujet dans son Lovecraft.

L’affirmation souvent proférée qu’H.P. Lovecraft était « raciste » est non seulement fausse, mais également fallacieuse. Des extraits de ses lettres — principalement adressées à ses tantes et non destinées à être publiées — sont sortis du contexte où il évoluait, de son style de vie et de l’humeur de l’époque ; elles sont mal interprétées afin de laisser entendre qu’H.P. Lovecraft était un monstre hitlérien rêvant d’exterminer les minorités raciales. Rien ne pourrait être plus inexact.

Tout d’abord le mot « raciste » comporte aujourd’hui des connotations fort différentes de la signification que possédait ce terme au début de ce siècle. Pendant cette période, la supériorité de la culture aryenne était acceptée comme un état de fait par une majorité écrasante de ses contemporains. Ce concept n’évolua guère de façon significative jusqu’à ce que les atrocités de la Seconde Guerre Mondiale fassent évoluer l’opinion des gens. A notre époque, il est concevable qu’une personne exprimant les opinions de Lovecraft serait considérée comme « raciste », mais il est injuste d’appliquer des concepts modernes pour juger les déclarations privées d’un homme qui mourut bien des années avant notre dernière conflagration planétaire.

En second lieu, Lovecraft, comme tout un chacun, mérite d’être jugé sur son comportement, plutôt que sur des déclarations privées faites sans intention d’injurier quiconque. Tous ceux qui le connaissaient confirment qu’il était toujours bon et respectueux vis-à-vis des autres, quelle que soit leur ethnie ou leur catégorie sociale. En authentique gentilhomme, il s’abstenait de tout comportement — verbal ou gestuel — qui puisse blesser quiconque. L’accusation d’anti-sémitisme est particulièrement ridicule dans le cas de Lovecraft, dont certains des meilleurs amis, et même sa propre femme, étaient de confession juive. Quand fit-il preuve de discrimination, quand attaqua-t-il, verbalement ou physiquement, un membre d’un groupe minoritaire ? Assurément il ne se comporta en raciste en aucune façon.

Troisièmement, comme l’a souligné le Dr Brobst1, H.P. Lovecraft se plaisait à présenter plusieurs visages à ses correspondants et amis. Cela faisait partie de son charme unique, sa capacité à s’adapter à la personnalité des autres. Envers E. Hoffmann Priée, par exemple, il paraissait un extraverti enjoué, tandis que, pour d’autres, il ressemblait à un philosophe introverti. Sans compter ses personnalités de jeune compagnon et de vieux Grand-Père Theobald qu’il affectait pour d’autres amis encore. Il est vraisemblable qu’il adoptait envers ses tantes une attitude en conformité avec leurs souhaits et que certaines de ses déclarations « racistes » étaient prononcées, non pas par conviction profonde, mais pour se conformer aux opinions des autres. Ceci n’indique pas une faiblesse de caractère, mais au contraire montre sa grande tolérance envers autrui.

H.P. Lovecraft ne haïssait ni les Noirs, ni les Juifs, ni les Italiens ou ni tout autre minorité. Mais en tant qu’admirateur du XVIIIe siècle et des traditions de la Nouvelle-Angleterre, il s’offensait de la destruction des sites architecturaux du passé par les immigrants pour lesquels ceci ne représentait pas grand-chose. Tout en respectant la valeur des autres cultures, il désirait préserver la culture de la Nouvelle-Angleterre de l’attaque des traditions et façons de vivre étrangères. C’était un traditionnaliste, un adorateur du passé, et non pas un raciste fanatique. Et dans ses dernières années, même sa défiance vis-à-vis des cultures étrangères s’évanouit, et il professait des opinions extrêmement libérales qui se juxtaposaient à une vie de tolérance et de compréhension des autres.

Etiqueter H.P. Lovecraft comme « raciste » est absurde et faux, et montre au mieux un manque total de compréhension de la vie de cet admirable gentilhomme de Providence.

1. Dr Harry K. Brobst, professeur de psychologie à Oklahoma State University. — F.B.L.


Frank Belknap Long, H. P. Lovecraft le conteur des ténèbres, Amiens, 1987, p. 122.

Le feu follet…

Mercredi 30 janvier 2008

Andrew Vachss

Mercredi 30 janvier 2008

Dog

« That’s a lot of crap, » I told the fat man. « Dobermans don’t turn on you. They got a bad rep for it, but they don’t deserve it. See, what happens, a guy hears all the stories, okay? He gets a Dobie as a puppy, he figures he’s going to make sure the dog never turns on him when he grows up. So he beats the hell out of the dog every day. Takes control. Dominates. It’s easy to make a puppy afraid of you. Makes some people feel tough, you understand? But Dobermans, one way they’re different from other dogs, they got good memories. Real good. So, one day, the guy goes to beat up his dog and the dog says, ‘Un huh, not today, pal.’ And the dog nails him. Like he deserves. Then this guy, this guy who beat his own puppy, he says, ‘The son of a bitch turned on me.’ You understand what I’m telling you? »

Un auteur qui mérite peut-être que l’on s’y intéresse.

Source : Andrew Vachss.

Rattenberg restera à l’ombre

Mercredi 30 janvier 2008

Rattenberg
Tout ce que l’on voulait, à Rattenberg, charmante petite ville d’Autriche, c’est avoir un peu de soleil, les montagnes faisant peser leurs ombres sur elle trop souvent en hivers. L’idée vint d’installer sur l’adret de la vallée à l’ubac envahissant, des miroirs pour refléter le soleil et éclairer les rues de la ville et les jours des habitants.
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L’ordre…

Mercredi 30 janvier 2008

Apologie d’Atomic Anne

Mercredi 30 janvier 2008

Atomic Anne

Areva is headed by Anne Lauvergeon, a brilliant product of France’s top schools. She’s earned the sobriquet “Atomic Anne,” a stylish “Vive les Nukes” saleswoman. The United States needs her equivalent to cut through its nuclear power hang-ups.
[&hellip]
It’s time to look to the French. They’ve got their heads in the right place, with nuclear power enjoying a 70 percent approval rating. The Germans, by contrast, have gone silly-Green and are shunning nuclear power. The British, more smart-Green, are reviving their plants.

Article intéressant, où l’on appelle les Etats-Unis à copier le modèle français de développement du nucléaire à la fois pour des raisons d’efficacité intrinsèque, de performance écologique et d’indépendance énergétique.
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