La survie du plus fou

Il est amusant d’observer la capacité d’auto-préservation des enfants dans les pays où les bonnes d’enfants sont rares. J’ai d’abord été effrayé de voir de simples bébés jouant sur des ponts de bois cassés, où l’on voit à travers de grands trous l’eau en dessous ; et de petits garçons montant à des arbres s’inclinant sur des précipices rocheux ; ou se jetant dans des canoës sur une rivière agitée. Mais j’ai découvert qu’on entend rarement, voire jamais, parler d’accidents concernant les enfants. Le résultat évident d’un tel entraînement sont la dextérité, le courage, la présence d’esprit et l’aptitude aux exercices physiques qui sont d’un usage éminent à l’âge de la maturité.
Cette citation de Society in America d’Harriet Martineau (ca. 1830) illustre fort bien le propos de ce livre qui se donne d’apprendre aux enfants à être sainement imprudents. The Dangerous Book for Boys de Conn et Hal Iggulden, une bien belle chose à offrir, en somme, quand on est un adulte qui a le bon goût de prendre les jeux des enfants avec autant de sérieux qu’eux.
Sources : TCS et le site officiel.
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24 décembre 2007 à 17:03Pas dispo en français… malheureusement, ça réduit beaucoup l’audience de ce bouquin en France…
2 janvier 2008 à 12:04Principe de précaution : il faut garder les enfants enfermés dans une maison climatisée, attachés par une laisse courte et, surtout, loin de la campagne qui est pleine de choses sales et dangereuses.