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Bactéries en cavale
En août dernier, la revue Nature a publié un court article sur la sécurité au sein des laboratoires et les risques biologiques. Comme l’auteur, Daniel Cressey, l’avouait dès le début, il s’agissait de se poser cette question afin d’éclairer ceux qui pourraient être inquiets de la possibilité d’un accident comme il y en a un au début du film 28 Days Later (dont la suite, 28 Weeks Later, vient de sortir en salle).

La réponse qu’il suggère n’est guère encourageante, en vérité. Il énumère, notamment, quelques-uns des accidents récents :
- 1998 : l’Imperial College de Londres est pénalisé pour n’avoir pas suivi les consignes de sécurité alors qu’une étude portait sur la création de chimères d’hépatite C et de dengue.
- 2001 : des spores de la maladie du charbon sont diffusées en utilisant la poste américaine ; un laboratoire est suspecté, mais il n’y a pas de suites…
- 2003 : Thomas Butler de l’université technologique du Texas fait venir aux Etats-Unis depuis la Tanzanie des bactéries de peste par avion et sans le déclarer à la douane.
- 2003/2004 : A la suite d’accidents dans des laboratoires, des cas de SRAS se déclarent en Chine, à Taïwan et à Singapour.
- 2007 : Les travaux sur les agents pathogènes à la TAMU sont suspendus à la suite de l’absence de déclaration d’incidents ayant entraîné la contamination de membres de l’équipe par la brucellose et la coxiellose.
Il suffit d’augmenter la sécurité, dira-t-on. Oui, certes, mais il faut bien comprendre que les personnes pouvant être la source de tels accidents (ou de détournement à des fins terroristes) sont extrêmement nombreuses et qu’il est très difficile d’augmenter la sécurité sans augmenter notablement les coûts et fortement ralentir la recherche. En fait, il ne semble pas y avoir de solutions efficaces à ce problème et il faut vivre avec l’idée de la possibilité qu’une telle chose se produise.
Source : Nature.
















14 décembre 2007 à 21:27Moué, les études concernant la létalité d’une attaque biologique sont très surestimés, donc, finalement, pas trop d’inquiétudes à avoir.
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15 décembre 2007 à 0:10La létalité n’est pas centrale. Pas du tout. C’est le coût financier et moral. Après tout, concernant le terrorisme dans son ensemble, sa létalité est dérisoire, non ?
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15 décembre 2007 à 2:43Oui, mais j’abonde finalement dans votre sens. La diffusion de l’idée qu’il est inutile de faire une psychose à ce sujet réduit le coût financier et moral, non ?
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