Le Beau et le Vrai
L’idée du Beau, et sa perception dans les choses, est-elle objective et fondée dans la nature, ou non ? Ce n’est pas là une question récente. Elargie, en elle, c’est tout le problème de l’existence des idées qui s’avance : nos idées sont-elles fondées sur un sol ferme, quoi qu’inaperçu de nous, ou ne s’appuient-elles que sur les nues changeantes de nos esprits vagabonds ? La philosophie s’est longtemps interrogée a ce propos ; aujourd’hui, c’est au tour des neurosciences.
Si l’on suit Heidegger dans son paragraphe introductif à L’origine de l’œuvre d’art, la question initiale revient à se demander quelle est l’essence de l’œuvre d’art. Cette essence est-elle donnée ou construite ?
Origine signifie ici ce à partir de quoi et ce par où la chose est ce qu’elle est, et comment elle l’est. Ce qu’une chose est en son être tel, le « quoi » en son « comment », nous l’appelons son « essence ». L’origine d’une chose, c’est la provenance de son essence. La question de l’origine de l’œuvre d’art pose celle de sa provenance essentielle. D’après l’idée commune, l’œuvre surgit de et par l’activité de l’artiste. Par quoi cependant et par où l’artiste à son tour est-il ce qu’il est ? Par l’œuvre ; car si « à l’œuvre on connaît l’ouvrier », c’est que c’est bien l’œuvre seulement qui fait de l’artiste un maître de l’art. L’origine de l’œuvre d’art, c’est l’artiste. L’origine de l’artiste, c’est l’œuvre d’art. Aucun des deux n’est sans l’autre. Néanmoins, aucun des deux ne porte l’autre séparément. L’artiste et l’œuvre ne sont en eux-mêmes et en leur réciprocité que par un tiers qui pourrait bien être primordial : à savoir ce d’où artiste et œuvre d’art tiennent leur nom, l’art.
La dernière phrase a son importance, car elle réfute la doctrine de l’artiste comme source unique de l’art : sa signature, sa biographie, le prix de ses œuvres, l’emplacement de celles-ci dans les musées, le “vu à la télé” (ou entendu sur France Culture), etc. tout cela n’est pas un critère du Beau. Le critère est la perception de l’art dans la chose et non la réception de la chose placée socialement et conventionnellement, dans le domaine juridique, financier, publicitaire, etc. de l’”art”.
De ce fait, le jugement de l’ignorant, s’il n’est pas pertinent pour évaluer les œuvres d’art les unes par rapport aux autres ou par rapport à elles-mêmes, est le seul valable pour différencier aisément ce qui relève de l’art de ce qui n’est que de l’esbroufe. Il faut donc qu’en lui, en cette personne qui regarde naïvement l’œuvre d’art, il se passe quelque chose et ce quelque chose n’est pas culturel. Les neurosciences permettent, justement, de percevoir et d’évaluer ce quelque chose.
It has often been claimed that beauty, objectively determined, does not exist because of profound subjective differences in the evaluation of what is beautiful and what is not. Although individual biases are undeniable, it is also rather implausible to maintain that beauty has no biological substrate and is merely a conventional, experientially determined concept. As Gombrich [51] wrote, elements in a picture which determine aesthetical experience are “deeply involved in our biological heritage”, although we are unable to give a conscious explanation to them (see also [52]).
Les auteurs ne tranchent pas vraiment, même s’ils affirment l’impossibilité de nier qu’il y a une part naturelle dans la perception du Beau, mais il leur faut avancer sur un terrain miné. En effet, remettre en cause la nature purement construite et conventionnelle de l’œuvre d’art, c’est nier toute valeur artistique à ce qui fait l’essentiel de la production aujourd’hui et, surtout, la quasi totalité des commandes étatiques, donc des réserves muséales. De plus, il y a une sorte d’attitude sournoise qui consiste à porter sur le terrain politique toute critique de l’art contemporain. Cependant, même à demi mots, les choses ont été dites dans cet article et l’on peut espérer, un jour, voir les institutions publiques cesser de confondre le prix (artificiellement gonflé par leur propre demande) d’un objet et sa valeur artistique…
Source : PlosOne.
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21 janvier 2008 à 0:58Salut ,
Je pense que le beau est une notion avant tout subjective, ce qui n’est pas le cas de l’harmonie , qui est une notion physique ou mécanique . L’harmonie mettra la majorité des gens d’accord sur le beau. PAr exemple, un morceau de musique , qu’il plaise ou pas , si il obeit aux lois mathématiques de l’harmonie n’aura pas de dissonance pour l’oreille.(par exemple les instruments a cordes doivent etre accordés sur une frequence unique a la base , generalement 440 hertz ) . Le compositeur sera contraint par des lois si il veut que son morceau soit cohérent et transmette une emotion lié a la modulation des longueur d’ondes. (c’est la mm lois algorithmique que pour l’harmonie couleurs)
La subjectivité est due au fait que nos sensibilités sont differentes d’un indicidu a l’autre , mais la perception de l’harmonie, et une notion invariable :un equilibre. Un equilibre qui ne depend pas de l’observateur, mais qui est du l’organisation naturelle de la matiere et des rayonnements (des ondes) . C’est a dire qu’il n’est pas etonnant que par exemple des coloristes disent qu’ils ne font qu’imiter la nature. Car la nature par essence est harmonieuse, et tout le talent de l’artiste depend d’abord de sa sensibilité par rapport au ondes qu’il percoit (une emotion plus ou moins forte suivant l’individu) et qu’il retranscrit sans cesse en usant de divers moyens a sa disposition, mais sans egaler l’oeuvre d’art decrit par Heidegger qui est a l’origine de toutes creations . Par exemple un coucher de soleil, ou un poisson des mers chaudes, respectera toujours un équilibre harmonieux qui peut servir de base pour produire une oeuvre graphique , comme la charte d’un site web.
Nos sens peuvent etre considerés comme un recepteur d’onde, et c’est ce qu’ils sont en réalité . (cela devrait t’interesser dans le domaine de la robotique et de l’IA )
Je pense faire un article sur mon blog sur ce sujet trés prochainement ou je presenterai un algorithme “harmonique” fruit de mon travail personnel .
Ps: C’est “fou” tt les interets qu’on a en commun tout les deux, peut être est-ce du a notre perception, ou notre sensibilité un peu particuliere. LA scizophrénie, n’est peut etre pas une maladie si honteuse aprés tout