La question de la légalisation ou de la dépénalisation de l’usage des drogues voire de leur commerce revient régulièrement dans les débats concernant la société. Les arguments avancés en faveur de la libéralisation sont, le plus souvent, strictement hédonistes et ignorent les conséquences pratiques. A l’inverse, ceux qui s’opposent à cela se bornent à une justification conformiste de l’interdiction. Dans ces deux cas, on reste dans le domaine moral, que ce soit pour dire “la drogue, c’est bien” ou pour dire “la drogue, c’est mal”. Mais les libertés individuelles comme l’intérêt de la société n’intéressent ni les uns, ni les autres. Si la consommation de drogue est, en soi, bien ou mal, alors, il n’y a pas possibilité d’agir librement à son égard ; de même, en ne jugeant des choses que par rapport à l’usage, on passe sous silence le problème des conséquences de celui-ci. A ce titre, et alors que Stephen Dubner établit un état des lieux de l’argumentation employée sur ce sujet, Carl Hunter propose une solution on ne peut plus radicale…

Stephen Dubner part de l’opposition classique alcool / drogue pour la déplacer vers un questionnement plus spécifique :
Supposons que les lois concernant l’alcool soient plus dures qu’elles ne le sont aujourd’hui et que celles s’appliquant au cannabis plus clémentes — mais, encore une fois, je ne fais que conjecturer.
Cette opposition alcool / cannabis est si hypothétique qu’elle est presque sans utilité hors l’expérience de pensée. Nous avons donc réuni un groupe de personnes ayant une expertise dans ce domaine et nous leur avons posé une double question plus ciblée : le cannabis doit-il être légalisé aux Etats-Unis ? Pourquoi oui ou pourquoi non ?
Tandis qu’il pose cette question à différentes personnes faisant autorité et qu’il passe en revue les différents arguments, Carl Hunter, lui, avance directement l’idée de la création de lieux d’usage libre et gratuit pour toutes les drogues afin de supprimer la criminalité liée à son commerce et, partiellement au moins, celle liée aux états qu’elle provoque :
Considérons cette “idée révolutionnaire” : laissons le gouvernement créer une autre “taxe de stupidité” allant de pair avec les jeux de hasard. Laissons l’héroïne, la cocaïne et toutes les autres “substances illicites” être produites en masse et distribuons-les par le biais de prescriptions à très faible coût. Toutes les recettes iront dans les centres de traitement ou de recherche, dans la publicité visant à développer la connaissance des effets des différentes substances et des addictions en général. Pensons à tout cet argent épargné en cessant de combattre la drogue et en profitant d’elle, tout en créant une société plus éduquée.
Personnellement, je pense qu’il y a trois formes de criminalité induite par la drogue :
- celle liée au commerce qui oppose les trafiquants entre eux ou aux forces de l’ordre, que ce soit dans les pays producteurs ou consommateurs (lesquels sont parfois les mêmes) ;
- celle liée aux besoins des consommateurs de se fournir de grosses sommes d’argent pour acheter les drogues qu’ils désirent puis qui leur sont nécessaires ;
- enfin, celle liée à l’usage qui peut rendre particulièrement dangereux certaines utilisateurs pour la société.
Pour les deux premiers points, la légalisation serait une solution valable, bien que, sans doute, pas suffisante par elle-même. En revanche, pour le dernier, elle aurait peut-être un rôle aggravant. Sous cet angle, la proposition de Carl Hunter apparaît donc comme étant la meilleure car elle offre une solution au problème soulevé au troisième point. Néanmoins, on peut se poser la question de la légitimité de telles modernes “fumeries” et du rôle qu’y jouerait l’Etat (un Etat dealer ? Notez bien qu’en France au moins, on a déjà un Etat maquereau…). En somme, je ne vois guère de solution à ce problème, sinon de laisser chacun aussi libre que possible.
Source : Freakonomics et Winonan.


Ces arguments ne sont pas vraiment nouveaux, en france la legalisation permettrait d’augmenter les revenus de l’etat , d’utiliser la resine de cannabis dans plein d’autre domaine , on pourrait l’utiliser pour certaines maladies comme dans certains Etats aux Etats-unis , et en plus sa detruirais les reseaux de trafiquant dans les banlieues “a risque”, et puis sa permettrait de controler la consommation et de mieux prevenir , surtout quand on vois que plus de la majorite des gens en ont deja fumé , on vois presque plus l’interet de l’interdire.
C’est une réponse au problème de sécurité publique engendré par la drogue. Mais la perspective de la légalisation de la consommation pose également une question d’ordre médical, comme en attestent par exemple toutes les études sur la corrélation entre consommation de cannabis et l’apparition de la schizophrénie, ou bien les risques d’overdose et tous les effets médicaux secondaires induits par la consommation de drogues. Cette question débouche inévitablement sur celle de la légitimité des politiques de santé publique. Et le débat actuel est au moins autant celui-ci.
En effet, il s’agit du véritable problème. A noter que la drogue n’est sans aucun doute qu’un premier pas dans la tyrannie sanitaire. Puisque l’état joue le rôle de l’assureur, avec le pouvoir législatif en plus, il n’y a aucune raison qu’il ne cherche pas à réduire ses coûts en se servant de la loi.
Si on considere la consomation de drogues telle une forme de Technologie (ce qui n’est pas necessairement stupide dans le sens ou jusqu’a assez recemment nombres de stupefiants etaient utilisé de façons introspective, Freud et ses rail de coke, Junger et Hoffman prenant du LSD) il est possible de d’elever le debat.
Si on conçoit que les stupefiants sont donc des technologies, il est possible:
-de justifier une methode de regularisation qui permettrait l’usage a condition d’avoir une certaine aptitude a la consommation.
De la meme façon qu’on ne laisserait pas un aveugle conduire un poid lourd, on peut concevoir qu’il soit necessaire d’interdire certaines drogues dur a une personne relativement faible d’esprit par exemple.
-peut etre aussi serait il possible, indirectement, de changer la perception des consommateurs vis a vis des stupefiants.
Après tout, pour en revenir au LSD, son utilisation a été restreinte, pendant quelque temps, au monde universitaire et militaire dans un cadre scientifique. Il y a donc bien eu dans un passé proche un usage nettement borné de certaines drogues.
On peut aussi rappeler l’usage récréatif très limité de l’opium, dans certains milieux, dont Raymond Barre avait témoigné au mépris de l’image que cela pouvait lui donner, d’ailleurs.
Ca ne lui a pas porté chance…
On ne va tout de même pas me faire croire que c’est ça qui l’a tué
C’est bien de parler du LSD. On pourrait aussi évoquer le DMT ainsi que la psilocybine et les autres drogues dites “enthéogènes”. En fait, je trouve qu’il n’est vraiment pas pertinent de les classer avec les opiacés par exemple. Ces drogues tendent à provoquer d’avantage de répulsion que d’addiction, et ce n’est certainement pas la jouissance qui motive les gens à y revenir, mais plutôt “l’expérience”, la réflexion qu’ils mènent sous l’emprise de ces drogues, etc.
Les psychédéliques sont définitivement à part dans le sens où elles ne provoquent pas de plaisir, ou du moins pas forcément.
C’est un éternel débat.. Ce qui est sur c’est que le cannabis est plus que banal en France.
@ SdX : LSD : Liberals Shall Die !!
Albert Hofmann donne une conférence à Bâle ce printemps (à plus de 100 ans), comme quoi ça conserve.
Il y a un autre effet pervers à la dépénalisation des drogues : plus de circuit illégal = plus de trafiquant = plus de lutte contre la drogue = pas de troupes d’élite = moins de bons films au ciné.
“3. enfin, celle liée à l’usage qui peut rendre particulièrement dangereux certaines utilisateurs pour la société.”
Un monde gouverné plus où moins par la logique ne s’arrête pas à ce genre de considérations. Le toxicomane peut très bien avoir droit à son petit plaisir et rester responsable de ses actes en cas de débordement (c’est à la justice de punir plus sévèrement l’usager de drogue en cas de débordement).
Pourquoi plus sévèrement ?
Disons que c’est comme en ce qui concerne l’alcool. S’il y a libéralisation il ne peut y avoir pour autant absence de loi particulière (sur le travail, l’utilisation de véhicules etc…) il va de soit que l’utilisation de drogues dans ce genre de cas imposerait une séverité judiciaire sur ces points précis.
Mais pourquoi ?
Pourquoi serait-il plus grave de provoquer un accident de voiture sous l’emprise de la drogue que dans son état normal ? Si l’acte est le même, la sanction ne doit-elle pas être la même ? Et même plus, une personne capable de causer un accident en étant au maximum de ses capacités n’est-elle pas, à la fois, plus dangereuse et plus responsable ?
Ces questions peuvent paraître spécieuses, pourtant, je me les pose vraiment.
Je ne dis pas que l’imbécile inapte à conduire dans son état normal doit payer moins cher que l’alcoolique, je ne pense qu’à la responsabilité que chacun doit avoir pour ses éventuelles victimes.
On est encore loin de faire passer des test de QI ou d’aptitude à la conduite après un accident alors que l’on peut aisément demander au type défoncé à la cocaïne de payer à ses victimes son irresponsabilité.
L’acte est le même: un accident, mais la sanction ne peut être similaire si le comportement de la personne “responsable” n’est pas un miminum logique.
Non, l’intention fait toute la différence. Or, entre un type victime d’une négligence, mais en possession de tous ses sens, et quelqu’un qui aurait consommé de l’alcool, tout en sachant qu’il prenait le volant ensuite, réduisant ainsi ses capacités de réaction, j’aurais tendance à être impitoyable envers le second cas.
Vous pouvez supprimer mon précédent commentaire. Désolé pour les erreurs de code, mais une fonction “Aperçu des commentaires” avant envoi, serait bienvenu…
Je n’en suis pas sûr. Et pourtant j’ai moi-même causé un accident impliquant un chauffeur visiblement bien chargé en cannabis. J’étais tout à fait sobre (il était 5 heures du matin et j’allais bosser tandis qu’il revenait de soirée) pour ma part.
Si la version de la police est vraie (j’en doute un peu, et eux aussi), je lui aurais brûlé la priorité. Il ne serait donc en rien fautif dans l’affaire. Pourtant, en raison du mélange contenu dans son sang, il a certainement été chargé d’une partie de les responsabilité par le juge. Et c’est tout à fait injuste.
On ne doit pas punir un crime plus durement parce qu’il s’agit d’un crim,e raciste par exemple. Le billet de Turion sur ce sujet est parfaitement éloquent, il me semble. Si l’alcool et la drogue poussent les gens à commettre des infractions au code de la route, ils seront tout simplement d’avantage punis que les gens sobres.
Vouloir faire une différence, c’est un peu adopter le discours des gens qui pensent que la police et les juges sont tous des racistes à cause de la proportion de criminels étrangers. A partir de ce genre de statistique, il existe deux réactions fausses et stupides :
- la première est de punir tous les étrangers parce qu’ils représentent statistiquement un risque (instaurer des lois raciales, ce qui correspond d’ailleurs à la situation de prohibition de la drogue)
- la seconde est de nier la réalité et d’accuser le système judiciaire de racisme
Le juste milieu consiste à punir les délits et les crimes pour ce qu’ils sont, et à laisser les étrangers criminels se disqualifier eux-mêmes sans s’occuper de leur origine.
C’est ce qu’il faut, je pense, pour le sujet de la discussion.
Une remarque étrange.
Quand on parle de drogues et de leur consommation, on finit rapidement par parler violences, crimes, pénalisation, politique et gens qui meurent.
J’aimerais juste que tous les drogués soient aussi inspiré que William S. Burroughs sous l’emprise de la drogue.
D’ailleurs il le disait lui même, dans la drogue, le plus important c’est la discipline avec laquelle on en fait usage. Le reste n’est que de la bouillie intellectuelle de hippie (la dernière note est de moi).
Aucun législateur ne permettra la légalisation des drogues. Car le drogué ne vote pas, ne consomme pas, ne travaille pas comme un petit soldat. Il ne regarde même plus la télé.
“Vouloir faire une différence, c’est un peu adopter le discours des gens qui pensent que la police et les juges sont tous des racistes à cause de la proportion de criminels étrangers. A partir de ce genre de statistique, il existe deux réactions fausses et stupides :
- la première est de punir tous les étrangers parce qu’ils représentent statistiquement un risque (instaurer des lois raciales, ce qui correspond d’ailleurs à la situation de prohibition de la drogue)
- la seconde est de nier la réalité et d’accuser le système judiciaire de racisme
Le juste milieu consiste à punir les délits et les crimes pour ce qu’ils sont, et à laisser les étrangers criminels se disqualifier eux-mêmes sans s’occuper de leur origine.”
On peut aussi dire que ces personnes sont principalement arrêtées parce qu’elles sont en situation irrégulière, c’est à dire parce que l’Etat a décidé qu’elles n’avaient pas le droit de circuler librement sur ces terres.
Mettre ces personnes en prison seulement pour cette raison, ce n’est pas raciste ?
Mettre ces personnes en prison seulement pour cette raison, ce n’est pas raciste ?
non, les lois sont decidés par le peuple a qui appartient le pays, quiquonque enfreint ces lois, quelques soient sa “race” s’expose a des represailles legales.
La loi en elle meme n’est pas raciste, du moins pas en France, on, en tant que peuple, a tout de meme le droit de savoir qui on acceuille chez soi de plein gré.
d’ailleurs:
http://www.youtube.com/watch?v=2GRvQ26zukk
1. Il n’y a qu’une seule “race” humaine.
2. Les lois ne sont pas décidées par le peuple.
3. Représailles “légales” ne veut pas dire qu’elles ne sont pas racistes. Pendant la 2ème guerre mondiale, il y avait beaucoup de lois sous vichy qui étaient xénophobes.
4. Ce n’est pas le peuple qui décide non plus de qui il accueille chez lui, ce sont ceux qui sont au sommet de l’Etat ou proche des dirigeants.
Si on faisait un référendum pour demander au peuple français s’il est pour ou contre l’arrestation musclé des étrangers en situation irrégulière et le renvoi dans leur “supposé” pays d’origine, il voteraient contre.
Maintenant pour en revenir aux drogues, je pense que si les dirigeants étaient responsables, il créeraient un comité composé de sociologues, médecins, scientifiques ou que sais-je, afin de dire quelles substances sont dangereuses ou pas, on pourrait peut-être faire avancé le débat, parce que interdire le cannabis et faire de la répression comme c’est fait alors que le tabac et l’alcool sont en vente libre, ça me parait pas très responsable.
Je pense que s’il n’y avait pas d’enjeux électoralistes, le problème serait résolu depuis longtemps.
Moi il y a un autre problème qui me préoccupe plus que la consommation de drogues interdites et d’alcool, c’est les médocs. Quand je vois dans ma boite le nombre de personne qui prennent des antidépresseurs et du guronzan tous les jours matin midi et soir depuis presque 20 ans et le tout ordonné par leur médecin je trouve ça complètement paradoxale. Surtout que ce sont ces mêmes personnes qui ne comprennent pas pourquoi les jeunes prennent autant d’alcool ou de substances illicites.
“Si on faisait un référendum pour demander au peuple français s’il est pour ou contre l’arrestation musclé des étrangers en situation irrégulière et le renvoi dans leur “supposé” pays d’origine, il voteraient contre.”
On doit pas vivre dans le même pays…
1. Il n’y a qu’une seule “race” humaine.
oui, Kumbaya!
2. Les lois ne sont pas décidées par le peuple.
Dans un systeme de democratie representative, si.
Certes, ce n’est pas la democratie directe comme en Suisse, mais notons que les dernieres elections dans ce pays ont montrées quelques choses d’assez interessant justement au sujet de l’Immmigration.
3. Représailles “légales” ne veut pas dire qu’elles ne sont pas racistes. Pendant la 2ème guerre mondiale, il y avait beaucoup de lois sous vichy qui étaient xénophobes.
Certes, mais Vichy, ce n’est pas la democratie.
Et oui.
4. Ce n’est pas le peuple qui décide non plus de qui il accueille chez lui, ce sont ceux qui sont au sommet de l’Etat ou proche des dirigeants.
oui, donc le President elu, et les membres du parlements, eux aussi elu, par le peuple.
Si on faisait un référendum pour demander au peuple français s’il est pour ou contre l’arrestation musclé des étrangers en situation irrégulière et le renvoi dans leur “supposé” pays d’origine, il voteraient contre.
oui, il a du soudainement changer d’opinion depuis Mai dernier.
Quand je vois dans ma boite le nombre de personne qui prennent des antidépresseurs et du guronzan tous les jours matin midi et soir depuis presque 20 ans et le tout ordonné par leur médecin je trouve ça complètement paradoxale.
Certes mais c’est une autre problematique, les antidepresseurs sont conçus pour adresser un probleme specifique a la suite de recherche scientifique sur les causes d’un mal particulier.
l’Usage ne s’accorde pas necessairement a ce a quoi le produit etait prevu a la base, d’accord. Mais il reste que la cocaine, l’heroine, le cannabis, LSD ou l’extasie ne decoule pas du meme soucis d’addresser un probleme particulier.
Donc ou peut difficilement comparer les deux, les mettre cote a cote.
ensuite la surmedication des français, et des occidentaux en general… c’est encore un autre probleme. Mais c’est un phénomène relativement recent.
“1. Il n’y a qu’une seule “race” humaine.
oui, Kumbaya!”
Alors pourquoi tu parles de “race” dans ton commentaire ?
“2. Les lois ne sont pas décidées par le peuple.
Dans un systeme de democratie representative, si.”
Non plus. Les lois sont décidés par ceux qui sont élus. Pas par le peuple. Ca fait une grande différence. Tu crois que le peuple aurait voté pour l’augmentation de 80% du salaire de nos dirigeants en 98 ou 99 je crois. Tu crois qu’ils auraient approuvé l’augmentation de 140% de notre président ? Tu crois qu’ils auraient voté pour une indemnité de chomage de 5 ans pour les élus ?
”
3. Représailles “légales” ne veut pas dire qu’elles ne sont pas racistes. Pendant la 2ème guerre mondiale, il y avait beaucoup de lois sous vichy qui étaient xénophobes.
Certes, mais Vichy, ce n’est pas la democratie.
Et oui.”
Ça change pas que les lois peuvent être raciste. Il est facile de dire que comme c’est une loi elle est forcement moralement neutre. Mais il est plus difficile d’y réfléchir.
Croire qu’une loi n’est pas raciste tout simplement parce que c’est une loi, c’est un raccourci trop vite fait. Même en démocratie.
“Si on faisait un référendum pour demander au peuple français s’il est pour ou contre l’arrestation musclé des étrangers en situation irrégulière et le renvoi dans leur “supposé” pays d’origine, il voteraient contre.
oui, il a du soudainement changer d’opinion depuis Mai dernier.”
Je vous ai pas dit qu’ils étaient contre l’immigration contrôlé, je vous ai dit qu’ils étaient contre les méthodes employées. Et encore heureux manquerai plus que les français trouve ça normal.
“Certes mais c’est une autre problematique, les antidepresseurs sont conçus pour adresser un probleme specifique a la suite de recherche scientifique sur les causes d’un mal particulier.”
Oui seulement je ne pense pas que les recherches scientifiques aient prévu l’administration de médocs aussi puissant sur une periode aussi longue. Pour moi c’est de la vente de drogue organisé. Mais comme il est légal et qu’il rapporte…
Alors pourquoi tu parles de “race” dans ton commentaire ?
Parce que tu parles de racisme, je me dois de te repondre en faisant usage du vocabulaire que tu poses, dans une question hors sujet au fil initial, par ailleurs.
blablabla incohérent/inconséquent
Tu as tendance a penser que “le peuple” pense comme toi comme la plupart des idéalistes. Or rien n’est plus faux. Mefie toi, avec ce genre de perception des choses, on finit avec de serieuses deconvenues, ou tout simplement idéologue, c’est a dire esclave de ses idées.
Le racisme c’est en rapport avec les origines ethniques. Pas en rapport avec les races puisqu’elles n’existent pas.
Et il faut savoir lire entre les lignes des sondages. Si tu penses que le peuple pense comme ce qui est dit dans les sondage, c’est que ta croyance envers les statistiques, le pouvoir et les médias pendant une campagne électorale, fait de toi quelqu’un qui est malheureusement dénué de toute réflexion. Entre être idéologue et dénué d’idée il y’a quand même un juste milieu tu ne crois pas ?
“blablabla incohérent/inconséquent”
Ce qui est le plus désolant, c’est la méchanceté et l’air hautain avec lequel tu t’exprimes.
Tu peux dire tout simplement que t’as pas pipé mot
C’est marrant, j’ai l’impression d’avoir déjà lu ce débat quelque part… une bonne trentaine de fois, même… et ça se termine invariablement par la même chose, avec un bon Godwin point. On n’y est pas encore, mais je le sens venir.
C’est marrant, j’ai l’impression d’avoir déjà lu ce débat quelque part… une bonne trentaine de fois, même…
oui, moi aussi. Je crois que je vais m’arreter la, d’ailleurs.
Et il faut savoir lire entre les lignes des sondages. Si tu penses que le peuple pense comme ce qui est dit dans les sondage, c’est que ta croyance envers les statistiques, le pouvoir et les médias pendant une campagne électorale, fait de toi quelqu’un qui est malheureusement dénué de toute réflexion.
Mon Dieu, les chevilles doivent te faire souffrir horriblement.
Blablabla incohérent/inconséquent, encore une fois, donc je m’arrète ici, cette conversation ne mène nulle part, et n’a aucun rapport avec le sujet d’origine.
Le délire autour du mot “race” est ahurissant. S’il y a plusieurs races de chiens, il y a plusieurs races d’êtres humains. Ca ne veut pas dire qu’ils ont plus ou moins de valeur pour autant. C’est seulement une manière de donner des informations sur l’origine ethnique, la culture, l’apparence, etc. Se priver de la précision des mots pour utiliser des périphrases politiquement correctes, c’est de la régression linguistique.
Vous voulez qu’on parle de variétés humaines, alors? Ou comptez-vous dans ce cas invoquer le variétisme en martelant qu’il n’y a pas de variétés?
Quant au peuple, il y aurait beaucoup à en dire. Une chose est sûre, comme Enoch vous le faisait remarquer : la démocratie directe ne va pas forcément dans le sens du laxisme à l’égard des étrangers, comme toutes les votations en la matière l’ont prouvé en Suisse.
Ouais je vois que ce site est toujours aussi bien fréquenté.
Je me demande comment des gens instruits peuvent utiliser les propos d’un politicien qui dit en gros ceci : “il y’a plus d’étranger derrière les barreaux que de suisses.”
Le débat été effectivement sur les drogues, et une personne ce permet de mettre des propos plus que tendancieux. Et tout le monde trouve ça normal.
Ce que tu as oublié de dire c’est que la moitié de ces étrangers déjà sont européens, donc pourquoi parler de racisme ? Et que l’autre moitié est surement là juste parce qu’elle n’a pas de papiers.
“Le délire autour du mot “race” est ahurissant. S’il y a plusieurs races de chiens, il y a plusieurs races d’êtres humains.”
Bin révise ta bio. Il n’y a qu’une seule espèce humaine et pas de race.
Enfin bref, c’est dommage les articles sont parfois interressants, mais les “pêres fondateurs” et autre Enoch sont tellement dans leur monde qu’ils rendent les débats bas. La théologie et votre haine envers les personnes différentes vous pousse vraiment à dire n’importe quoi.
Ce que je ne comprends pas c’est que vous semblez dire la même chose que Pan, à savoir que le nombre d’étrangers en prison en Suisse n’est en rien signifiant et qu’il y a le même problème avec les détenus liés à l’usage de la drogue.
Le raisonnement sophistique que dénonce Pan est le suivant :
1. les gens en prisons sont des délinquants,
2. il y a beaucoup d’usagers de drogue en prison,
3. les usagers de drogues sont donc des délinquants,
4. il faut mettre les délinquants en prison.
5. il y aura donc encore plus d’usagers de drogue en prison, etc.
C’est un cercle parfaitement vicieux, que ce soit appliqué aux usagers de drogues, aux étrangers ou à n’importe qui d’autre.
D’ailleurs, vous allez exactement dans son sens quand vous dites que la moitié des étrangers détenus en Suisse le sont pour défaut de papiers. Je ne sais pas si votre chiffre est juste, mais s’il l’est, cela démontre très précisément ce que Pan dénonce : une “délinquance” créée par la lettre d’une loi imbécile. Pour l’usager de drogue comme pour l’immigré clandestin, il y a un délit sans victime, un délit créé par la loi, pas par un acte (certes, il faudrait nuancer cela).
Vraiment, Niko, vous avez un sérieux problème avec la langue française ou la logique. C’est quoi, les propos tendancieux? La défense du sens des mots? Le refus de condamner des gens sur des préjugés statistiques?
Pour en revenir au sujet, voici le résumé d’un article passionnant que Gary Becker a écrit en collaboration avec : The Economics Theory of Illegal Goods : The Case of Drugs :
La plupart des drogues provoquent la dépendance et l’avilissement de la personne, c’est à dire une altération de leur libre arbitre, c’est pourquoi on ne peut envisager sa légalisation.
P.S: Salut T.
!
Cela suppose deux choses. La première que le libre arbitre existe ; la seconde que le libre arbitre doit être borné pour pouvoir s’exercer. Même s’il me semble légitime d’accepter la première par hypothèse, la seconde, elle, me semble très (trop) paradoxale.
Cela me fait penser à cette affaire de “viol” où l’homme a été condamné parce que sa “victime” n’était pas dans son état normal puisqu’elle était… amoureuse de lui et qu’elle ne lui a donc rien refusé.
Cela suppose aussi que l’Etat puisse s’arroger le droit de protéger chacun contre soi-même. Dans la situation actuelle, il le fait largement, en témoignent les multiples avatars de la politique de santé publique (anti-tabac, anti-malbouffe, pro-exercice physique), ce qui découle d’un état d’esprit plus général (pas de liberté pour les ennemis de la liberté, donc étouffer dans l’oeuf tout ce qui serait susceptible de contrevenir, non pas à la “liberté”, mais à la “liberté telle qu’elle est conçue et protégée par l’Etat”). Dans un Etat “idéal”, je ne suis pas certain que ce dernier ait à se mêler de morale publique, donc de protection de chacun contre soi-même.
Le retour du LSD ?
Source : Cosmos.
Réponse à T. et Schizodoxe:
Derrière l’Etat, il y a des hommes et des femmes, derrière les lois promulguées, il y a des individus et espérons le un certain consensus minimal sur les règles de vies communes.
L’argument selon lequel il ne devrait pas y avoir d’intentions morales derrière les lois et le législateur m’apparaît de plus en plus comme un mirage libéral. La vie ensemble suppose un consensus minimum de ceux qui souhaitent la partager.
Je connais le débat n fois mené entre démocratie et libéralisme, mais je ne peux me faire à l’idée d’une législation aveugle à toute forme de morale des individus qui composent la société: personnes, acteurs économiques, citoyen, législateur …
Pour surmonter ce paradoxe entre droit et morale, dont la question de la drogue en est un cas emblématique, j’invite tout le monde à lire cet article et ce qui sera ma prochaine lecture:
http://www.lepoint.fr/content/.....?id=199481
Il ne s’agit pas du tout de dire que la loi ne doit pas être morale (bien qu’il me semble fondamental qu’elle ne soit pas que morale), mais de se demander en quoi il est légitime d’assurer la “Liberté” abstraite de l’Homme au détriment des libertés réelles et effectives des individus.
C’est exactement le point, en effet, monsieur Schizodoxe.
Par ailleurs, l’argument de Boubou (la dépendance chimique des toxicomanes qui nous empêcherait de les considérer comme des gens libres) ne tient pas pour la simple raison qu’avant la première prise, ils n’étaient pas dépendants et qu’il s’agit donc bel et bien d’une manifestation de leur choix.
Finalement -j’insiste- les psychédéliques devraient réellement être traités à part, parce qu’ils ne correspondent pas à l’idée que la plupart des gens se font des drogues.
Certes… mais faisons nous l’avocat d’En-Face. Ne pensez-vous pas que l’appartenance à tel ou tel milieu social est un facteur susceptible d’accroître les chances de consommer des drogues un jour ou l’autre ? Je suppose qu’elle l’est, statistiquement. Dans ce cas, où est la liberté (au sens réel et effectif) de l’individu ? N’est-ce pas la liberté dont parlent MM. Pan et Sdx qui se révèle bien abstraite ?
J’ajoute que, dans ce cas, certes le consommateur potentiel qui appartient au milieu dont le potentiel de consommation est le plus élevé, est libre de ne pas consommer. Mais est-on aussi “libre” lorsque les statistiques révèlent qu’une personne de votre milieu est susceptible d’adopter plutôt tel comportement que tel autre ? Pour pousser l’exemple à l’absurde, un enfant d’immigré est-il libre de faire un parcours scolaire sans faute qui le mènera de sa cité à Science Po Paris puis à l’ENA ou à Polytechnique ? Certes il le peut juridiquement. Mais concrètement, ses chances sont-elles supérieures à celles qu’a une pièce de tomber sur la tranche lors d’une partie de pile ou face ?
Ah, mais, j’ai précisé que j’acceptais l’idée de libre arbitre ex hypothesis, pas que j’y croyais. En tout cas, si liberté il y a, ce n’est certainement pas une liberté d’indifférence.
Etre libre, c’est agir en conformité avec ce que l’on est. La pièce qui obéit à la gravité, qu’elle tombe sur pile, face ou la tranche est, en quelque sorte, une image de cette liberté. Pour le dire autrement, la pièce peut, en droit, tomber d’une façon ou d’une autre, mais, de fait, elle ne tombe que d’une seule façon et cela ne se fait pas sans raisons et ces raisons sont suffisantes.
La liberté et la capacité (de faire ou ne pas faire certaines choses) sont effectivement distinctes l’une de l’autre.
A vos exemples statistiques (que je ne cherche pas à contester et avec lesquels je suis tout à fait d’accord), on peut opposer les exceptions de gens de bons milieux qui finissent dans la déchéance de la toxicomanie ainsi que des ascensions sociales éclatantes qui prouvent que cette liberté existe bel et bien.
Je crois qu’il y a beaucoup trop d’émotivité dans ce débat et trop peu de nuance. Dans mon cas, être “pour la liberté de se droguer” ne signifie pas que je fais la promotion de ce mode de vie. Cela ne signifie pas non plus que je donne tort aux parents qui interdisent la consommation de stupéfiants à leurs enfants (tout au contraire!).
Un article-interview intéressant et très à contre courant:
http://www.videodrom.org/spip.php?article134
Très bon article en effet et pas vraiment politiquement correct, il faut l’admettre. Certes quelques détails me paraissent contestables (l’explication du refus de cette substance pour des motifs xénophobes, par exemple), mais dans l’ensemble je suis plutôt tenté de faire mienne son opinion.
Sur le même site il y a un autre article-interview qui vient nuancer ses propos.
http://www.videodrom.org/spip.php?article154
Avis aux interessés, jetez-vous sur cette merveille légale:
http://salvia.net/fr/effects.htm
Ne pas oublier de prendre un bon jus de pamplemousse avant usage