Archive pour novembre 2007

Je ne veux pas être aware

Vendredi 30 novembre 2007


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Le Beau et le Vrai

Vendredi 30 novembre 2007

L’idée du Beau, et sa perception dans les choses, est-elle objective et fondée dans la nature, ou non ? Ce n’est pas là une question récente. Elargie, en elle, c’est tout le problème de l’existence des idées qui s’avance : nos idées sont-elles fondées sur un sol ferme, quoi qu’inaperçu de nous, ou ne s’appuient-elles que sur les nues changeantes de nos esprits vagabonds ? La philosophie s’est longtemps interrogée a ce propos ; aujourd’hui, c’est au tour des neurosciences.

Si l’on suit Heidegger dans son paragraphe introductif à L’origine de l’œuvre d’art, la question initiale revient à se demander quelle est l’essence de l’œuvre d’art. Cette essence est-elle donnée ou construite ?

Origine signifie ici ce à partir de quoi et ce par où la chose est ce qu’elle est, et comment elle l’est. Ce qu’une chose est en son être tel, le « quoi » en son « comment », nous l’appelons son « essence ». L’origine d’une chose, c’est la provenance de son essence. La question de l’origine de l’œuvre d’art pose celle de sa provenance essentielle. D’après l’idée commune, l’œuvre surgit de et par l’activité de l’artiste. Par quoi cependant et par où l’artiste à son tour est-il ce qu’il est ? Par l’œuvre ; car si « à l’œuvre on connaît l’ouvrier », c’est que c’est bien l’œuvre seulement qui fait de l’artiste un maître de l’art. L’origine de l’œuvre d’art, c’est l’artiste. L’origine de l’artiste, c’est l’œuvre d’art. Aucun des deux n’est sans l’autre. Néanmoins, aucun des deux ne porte l’autre séparément. L’artiste et l’œuvre ne sont en eux-mêmes et en leur réciprocité que par un tiers qui pourrait bien être primordial : à savoir ce d’où artiste et œuvre d’art tiennent leur nom, l’art.

La dernière phrase a son importance, car elle réfute la doctrine de l’artiste comme source unique de l’art : sa signature, sa biographie, le prix de ses œuvres, l’emplacement de celles-ci dans les musées, le « vu à la télé » (ou entendu sur France Culture), etc. tout cela n’est pas un critère du Beau. Le critère est la perception de l’art dans la chose et non la réception de la chose placée socialement et conventionnellement, dans le domaine juridique, financier, publicitaire, etc. de l’ »art ».

De ce fait, le jugement de l’ignorant, s’il n’est pas pertinent pour évaluer les œuvres d’art les unes par rapport aux autres ou par rapport à elles-mêmes, est le seul valable pour différencier aisément ce qui relève de l’art de ce qui n’est que de l’esbroufe. Il faut donc qu’en lui, en cette personne qui regarde naïvement l’œuvre d’art, il se passe quelque chose et ce quelque chose n’est pas culturel. Les neurosciences permettent, justement, de percevoir et d’évaluer ce quelque chose.

It has often been claimed that beauty, objectively determined, does not exist because of profound subjective differences in the evaluation of what is beautiful and what is not. Although individual biases are undeniable, it is also rather implausible to maintain that beauty has no biological substrate and is merely a conventional, experientially determined concept. As Gombrich [51] wrote, elements in a picture which determine aesthetical experience are “deeply involved in our biological heritage”, although we are unable to give a conscious explanation to them (see also [52]).

Les auteurs ne tranchent pas vraiment, même s’ils affirment l’impossibilité de nier qu’il y a une part naturelle dans la perception du Beau, mais il leur faut avancer sur un terrain miné. En effet, remettre en cause la nature purement construite et conventionnelle de l’œuvre d’art, c’est nier toute valeur artistique à ce qui fait l’essentiel de la production aujourd’hui et, surtout, la quasi totalité des commandes étatiques, donc des réserves muséales. De plus, il y a une sorte d’attitude sournoise qui consiste à porter sur le terrain politique toute critique de l’art contemporain. Cependant, même à demi mots, les choses ont été dites dans cet article et l’on peut espérer, un jour, voir les institutions publiques cesser de confondre le prix (artificiellement gonflé par leur propre demande) d’un objet et sa valeur artistique…

Source : PlosOne.

Ferme à fourmis

Vendredi 30 novembre 2007

Ferme à fourmis

Fascinating creatures ants. Sure you hate to see them in your socks or making a B-line for that pizza crust crumb you forgot to sweep up at the local LAN party. But let’s give credit where credit is due. Ants are amazing. Ants can lift up to 20x their body weight! They have two stomachs and three eyes! They also have uncanny communication skills and amazing abilities to work together to achieve a common goal.

Une bien jolie ferme à fourmis… et une bonne idée pour Noël, histoire de faire d’un neveu le prochain Edward Wilson !

Source : Think Geek.

Dance Dance Robolution

Vendredi 30 novembre 2007

La mort de Peter Lipton

Vendredi 30 novembre 2007

Peter Lipton

Peter Lipton, the first Hans Rausing Professor of the History and Philosophy of Science, and long-serving head of the Department of History and Philosophy of Science at the University of Cambridge died on 25 November 2007. Lipton collapsed after a squash game; his wife was with him when he died.

Source : University of Cambridge.

Cat’s Eye

Vendredi 30 novembre 2007


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