
Une émission de France Culture consacrée à l’hérédité. Il y a fort à parier que l’approche sera celle qui domine dans les discours touchant ce sujet en France, à savoir minorer l’inné et valoriser l’acquis.
Il y a un héritage qu’il nous est impossible de refuser : l’héritage génétique. On ne peut faire autrement que de le prendre tel qu’il est, sans changer une virgule à l’acte, que ça nous convienne ou non.
L’héritage génétique est autrement nommé hérédité. C’est un concept biologique formé au XIXè siècle, bien avant qu’on identifie la jolie molécule en double hélice de l’Acide Désoxyribo-Nucléique ou ADN, qui en est le support principal.
Les organismes vivants ont pour caractéristique de se reproduire. Il y a deux types de reproductions : sexuée ou non. La reproduction asexuée est réservée aux êtres “inférieurs”. Elle transmet intégralement et à l’identique les caractères génétiques, à quelques mutations près, nécessaires aux besoins de l’évolution. Dès qu’il y a deux parents, le rejeton n’est conforme ni à l’un ni à l’autre, parce qu’il incorpore des caractères des deux provenances, et que le mélange s’effectue par une double loterie : la méiose (qui préside à la formation des gamètes, par division en deux d’une cellule germinale) et la fécondation (qui met en présence les chromosomes homologues).
La génétique nous réserve bien des surprises, et c’est notamment par l’étude de ses ratages (trisomie, phénylcétonurie, mucoviscidose…) qu’on a fini par en comprendre les mécanismes si subtils.
Notre époque moderne et perverse a tendance à s’interroger sur ce qui serait acquis, sur ce qui serait inné.
C’est encore plus compliqué qu’il n’y paraît : on sait que des critères environnementaux, ou même culturels, retentissent sur des phénomènes aussi complexes que l’expression des gènes. Le milieu a un rôle dans la réalisation de beaucoup de caractères génétiques !Avec :
Bertrand Jordan, biologiste moléculaire ;
Axel Kahn, directeur de l’Institut Cochin, directeur de recherche à l’INSERM ;
Michel Morange, directeur du Centre Cavailles d’Histoire et de Philosophie des
Sciences de l’ENS ;
Daniel Vaiman, directeur de recherche à l’Institut Cochin ;
Avec des archives de la voix de François Jacob, Professeur honoraire au Collège de France, Prix Nobel 1965.Producteur coordonnateur : Alexandre Héraud
Producteur délégué : Olivier Chaumelle
Réalisation : Jean-Philippe Navarre
A propos d’inné et d’acquis :
Désolé…
Source : France Culture.


Bon, finalement, mon commentaire était un peu injuste…