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L’homme qui valait 2,7 millions de dollars
Il fut un temps, pas si lointain, où quand on imaginait le futur, il suffisait de rajouter « atomique » à tout ce dont on parlait. Les voitures ? Atomiques. Les téléphones ? Atomiques. Les pistolets ? Atomiques. Les avions ? Les train ? Les bateaux ? Atomiques, atomiques et encore atomiques ! Aujourd’hui on trouve amusant que l’on ait pu imaginer une centrale nucléaire sous le capot d’une deux portes… Alors, vous pensez bien, si maintenant on parle d’une prothèse de bras qui fonctionne avec un moteur de fusée, on entend déjà pouffer…

Pourtant, c’est bien un véritable moteur à hydrogène qui fait fonctionner, via de la vapeur (ce qui fait qu’il y a une réelle transpiration !), le bras mécanique mis au point par une équipe de l’Université Vanderbilt. Sa batterie a la taille d’un stylo, mais elle dure 18 heures (elle me fait penser à ça). Les caractéristiques de ce bras sont étonnantes, d’autant qu’il bouge d’une façon très naturelle, la vapeur permettant un nombre très élevé d’articulations :
The prototype can lift (curl) about 20 to 25 pounds – three to four times more than current commercial arms – and can do so three to four times faster. “That means it has about 10 times as much power as other arms despite the fact that the design hasn’t been optimized yet for strength or power,” he says.
Encore une fois (comme ici), nous nous éloignons des prothèses qui se contentent de rendre moins gênant un handicap pour des prothèses qui pourraient dépasser les capacités humaines actuelles.
D’ailleurs, il faut noter que cette création s’inscrit dans un large programme du DARPA (Revolutionizing Prosthetics 2009), c’est-à-dire sur des fonds militaires, comme au bon vieux temps de la Big Science& :
The Vanderbilt arm is the most unconventional of three prosthetic arms under development by the Defense Advanced Research Project Agency (DARPA) program. The other two are being designed by researchers at the Advanced Physics Laboratory at Johns Hopkins University in Baltimore who head the program. Those arms are powered by batteries and electric motors. At the same time, the program is supporting teams of neuroscientists at the University of Utah, California Institute of Technology and the Rehabilitation Institute of Chicago who are developing advanced methods for controlling the arms by connecting them to nerves in the users’ bodies or brains.
L’ensemble de ces projets est, bien sûr, destiné à permettre aux soldats gravement blessés de souffrir le moins possible d’éventuelles amputations. On sait l’importance que la certitude d’être soigné occupe dans les situations où l’on doit faire preuve de courage physique. Mais au-delà de cette motivation évidente, ne peut-on imaginer qu’il y a là en germe le cyborg de combat des champs de bataille du XXIème siècle ?
Source : News Wise..
















24 août 2007 à 2:01C’est incroyable comme la science progresse au niveau des prothèses. Dans siècle, il y aura une branche cybernétique dans la médecine
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