Actualités

Le limes d’aujourd’hui

Legion
En 2002, il était question que l’effectif des troupes américaines en Europe soit réduit de moitié. De 68 000 hommes, on devait passer à 28 000 en 2012. Déjà, le déploiement des troupes en Irak et en Afghanistan s’était fait au détriment de cette zone stratégique et les manœuvres combinées avec les alliés européens s’étaient raréfiées :

The decrease in troops so far – amid repeated deployments to the wars in Iraq and Afghanistan by those remaining in Europe – has forced officials to cancel military exercises and other activities with European allies, the official said.

Mais, beaucoup plus grave, alors que les tensions avec la Russie connaissent une recrudescence, les pays de l’Est ne se sentent plus guère protégés par une armée qui n’a plus les moyens d’agir, puisque, de fait, les opérations en Irak et en Afghanistan sont assurées en partie par les troupes stationnées en Europe et que par conséquent, elles ne sont plus disponibles ici :

« The concern I have is the ability to conduct the missions that we’ve been given in European Command with the forces available, because the forces are … moving into Iraq and Afghanistan on a rotating basis, » Craddock told Congress earlier this year. He said he feared that too severe a cut would hamper his ability to tend to partnerships the military wants to foster in the region.

Finalement, face à ce dilemme, la seule solution est l’augmentation des effectifs. C’est ainsi que les troupes d’actives devraient être augmentées :

  • l’armée, de 65 000 hommes pour atteindre un effectif de 547 000,
  • le corps des Marines, de 27 000 pour dépasser les 200 000 hommes.

Dans les années 70, Edward Luttwak avait fait un parallèle osé, dans un livre fameux, entre les E.-U. et Rome où l’URSS faisait office de barbare. Finalement, aujourd’hui, alors que l’URSS n’est plus, la comparaison ne cesse de gagner en force et en pertinence.

Source : Military.com.



Share/Bookmark

Schizodoxe est la porte. Schizodoxe est la clef et le gardien de la porte. Le passé, le présent, le futur, tous sont un en Schizodoxe…
Écrire à cet auteur | Tous les billets de Schizodoxe

4 commentaires pour “ Le limes d’aujourd’hui ”

  1. Hé bin ! C’est pas pour demain la paix dans le monde… >  

    Citer

  2. Un autre element qui recoupe en quelques sortes le parallèle Rome-US, et que j’avais eu l’occasion de vous mentionner en d’autres lieux est celui du desinteressement de la population relativement affluente vis a vis de la composition de l’armée:

     » Cheering the troops on did not imply any interest in joining them. Especially among the affluent and well-educated, the notion took hold that national defense was something ‘they’ did, just as ‘they’ bused tables, collected trash, and mowed lawns.

    Stipulate for the sake of argument that President Bush is correct in saying that failure in Iraq is not an option. Then why limit the ‘surge’ to a measly 21,500 additional troops? Why not 50,000? With the population of the United States now having surpassed 300 million, why not send 100,000 reinforcements to Iraq?

    “The question answers itself. There are not an additional 100,000 Americans willing to commit their lives to the cause. Even offering up 21,500 finds the Pentagon scraping the bottom of the barrel, extending the tours of soldiers already in the combat zone while accelerating the deployment of those heading back for a second or third tour of duty.”

    Les US pourrait etre appelé a « importer » leur soldat, c’est deja plus ou moins le cas d’ailleurs puisque l’Armée recrute en grande partie parmi les nouveaux immigrés, l’offre d’une education payé etant un facteur de motivation important. Esperons que les consequences finales soient differentes.  

    Citer

  3. ah oui, la source de la remarque:
    « Nobody has been better in parsing the present situation than Andrew Bacevich, a retired West Point-educated colonel (and Princeton history PhD), now teaching at Boston University »
    cité par David Warsh in:
    http://www.economicprincipals.com/issues/07.01.28.html  

    Citer

  4. Sur ce problème du recrutement, il y a un parallèle à faire avec la police aux E.-U. qui semble de plus lutter contre le crime en donnant une plaque et un uniforme aux criminels potentiels (d’où l’augmentation prodigieuse de « bavures »).

    Je crois que l’on est en train de faire, en Occident, des armées et des forces de police, le débouché naturel de ceux qui posent le plus de problèmes à la société, or, quis custodiet ipsos custodes, qui gardera les gardiens ?

    Et là, nous revenons à Rome…  

    Citer

Laisser un commentaire