Génétique et assurances

Les caractéristiques physiques jouent un rôle considérable sur l’efficacité des différents médicaments ou sur leur posologie. Certaines de ces caractéristiques sont génétiques, donc, connaître les gènes d’une personne, c’est pouvoir mieux la soigner.
A consortium of Indian scientists recently completed a genetic database for India, home to one of the world’s most ethnically diverse populations that will allow researchers to understand the genetic predisposition of ethnic groups to diseases. Icelanders are considered for Human genome project because of very less number such diversity.
The genetic map will enable global and Indian pharma companies to enhance research on predictive medicine and targeted drugs. Research firm TCG Life Sciences is about to become the first private player to use the database.
En établissant une carte génétique de l’Inde, pays dont la variété ethnique est extrême, on se donne les moyens de mieux soigner, mais aussi de faire de la prévention de façon extrêmement précise et ponctuelle (et ethniquement marquée).
Toutefois, cette capacité de prévoir ne va pas sans poser de problèmes. Ainsi, on peut lire dans The Personal Genome :
While the opportunity for personal genome sequencing still lies in the future, there is a debate happening now about whether to institute protections for individuals from health insurers based on our current knowledge about genetic testing and the reasonable certainty that widespread adoption of these technologies in the years ahead is inevitable.
Cela signifie qu’en connaissant mieux le risque, les compagnies d’assurances peuvent mieux adapter leur prix, ce qui signifie mécaniquement une très forte augmentation pour certaines personnes — voire populations, ethnies — jugées à risque.
Face à ceci, l’auteur décrit trois attitudes possibles :
1. la défense inconditionnelle des intérêts du patient…
This camp puts social justice and concern for the interests of individual patients above everything else. They believe that the personal and societal benefits of genetic technologies will be constrained — and patients will suffer as a consequence — unless there is legislative reform that prevents insurers from using genetic information against patients.
2. …celle du marché libre…
This camp sees genetic testing as another tool in the actuary’s collection of risk calculators, and potentially a very good one at that. Take the ability to use this tool away from them and its no longer insurance, its social welfare.
3. …ou le choix de l’ignorance.
This camp doesn’t necessarily feel strongly one way or the other about the potential benefits of genetic testing, but they do recognized the threat genetic testing poses for health insurance.
Cette dernière attitude est intenable pour des raisons évidentes. La première, qui se veut la défense de l’intérêt commun lequel, s’il existe, ne correspond pas, de toute façon, aux intérêts particuliers, ne peut par conséquent le défendre que par la contrainte et la restriction des libertés individuelles. Ne reste plus qu’à placer son espoir dans le marché libre tout en n’ignorant pas que celui-ci nécessite une égalité de droit entre ses acteurs et que tout le problème de ces découvertes génétiques est, précisément, de la remettre en cause de façon radicale.
Dans cette veine, on n’ose songer à ce à quoi pourrait ressembler une politique humanitaire rationnelle qui prendrait en compte ce genre de faits…
Source (pour ce qui concerne l’Inde) : Microarray Blog, (pour ce qui concerne le problème de l’assurance) : The Personal Genome.
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