Le rat dans la machine

Si on place un rat dans une piscine dans laquelle se trouve une plate-forme à un niveau à peine inférieur à celui de l’eau, ce qui fait d’elle une planche de salut invisible, le rat nagera un peu dans toutes les directions jusqu’à la trouver et s’y réfugier. Si cette expérience est conduite plusieurs fois, le rat mémorisera l’emplacement de la plate-forme et s’y rendra directement. Cette capacité de créer une carte de l’environnement est due à des neurones situés dans l’hippocampe. C’est à leur semblance qu’Alfredo Weitzenfeld, un roboticien de l’Institut Technique de Mexico a conçu un programme pour diriger un chien robot de type AIBO dans un labyrinthe.
When placed inside a maze, the robot learnt to navigate towards a “reward” in a remarkably similar way to real rodents, using landmarks to explore.
Agir d’une façon similaire signifie ceci :
…that the robot could recognise places it had already visited, distinguish between locations that looked alike, and figure out roughly where it was when placed in an unfamiliar part of a maze, after just a single training session.
Pour mieux établir ce parallèle, d’ailleurs, Weitzenfeld travaille en coopération avec des équipes expérimentant sur des rats. Comme il le dit lui-même :
“Our goal is to extend our current models by testing new hypotheses in robots […] and by performing corresponding new experiments with real rats that may lead to further understandings in rat spatial memory and learning.”
L’objectif final étant de parvenir à créer une machine capable de créer une carte du milieu où il évolue, quel qu’il soit. On devine les nombreuses implications que cela pourrait avoir sur la variété des services rendus par les robots et sur l’efficacité de ces derniers pour remplir certaines fonctions. Mais c’est aussi une façon de mieux comprendre le cerveau animal et, partant, celui de l’homme. Enfin, en modélisant une fonction du cerveau, on montre, encore une fois, que la différence entre la vie est la machine est plus une différence de degrés que de nature.
En attendant, la question cartésienne de l’existence du fantôme dans la machine est dépassée par celle de la présence d’un rat dans le chien robot !
Source : New Scientist.
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11 juillet 2007 à 10:16Dommage que l’AIBO ne soit plus commercialisé… il aurait pu faire fureur dans les rues de Paris, enfin débarassées des immondices canins.
11 juillet 2007 à 17:43C’est dingue, quand on y pense, ce que la science, la médecine, et d’autres domaines, doivent au rat.
Edifiont leur une statue.
11 juillet 2007 à 18:03Il faut les canoniser, plutôt.