Papa ment, maman ment et bébé aussi

On reproche en général beaucoup de choses aux bébés comme de ne pas savoir se tenir à table, d’être incapable de demander où sont les toilettes ou encore d’avoir une conversation des plus limitées, mais rarement d’être menteur comme des arracheurs de dents (d’autant qu’ils n’en ont pas, des dents). En revanche, souvent, cette accusation de mensonge est portée contre des enfants plus âgés et qui n’hésitent pas, d’ailleurs, à nier contre toute évidence, même quand leurs mensonges sont découverts (je n’ai pas mangé le pot de confiture et de toute façon, il n’y a pas eu d’enrichissement personnel).
A l’Université de Portsmouth, le docteur Vasudevi Reddy a montré, par une expérience portant sur cinquante enfants de 6 à 36 mois, que l’aptitude au mensonge était beaucoup plus précoce que l’on pouvait le supposer jusque-là.
Dès le plus jeune âge, les bébés pleurent ou rient, parfois, sans autres raisons que d’attirer l’attention sur eux :
Infants quickly learnt that using tactics such as fake crying and pretend laughing could win them attention. By eight months, more difficult deceptions became apparent, such as concealing forbidden activities or trying to distract parents’ attention.
A deux ans, vient la capacité de bluffer :
“Later it becomes more sophisticated by saying, ‘I don’t care’ when threatened with a punishment - when they clearly do.”
Moralité (non, rien sur l’Iran ou la Corée du Nord), le progrès de la science se fait toujours au prix de l’innocence. Nihil sine ratio, disait-on il y a longtemps, rien sans raison, eh bien, les raisons que l’on trouve semblent être toujours celles de l’égoïsme…
Source : Telegraph.
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