
Hier les Coréens, aujourd’hui, les Russes, c’est une véritable vague robotique qui semble se dessiner un peu partout dans le monde de la sécurité. Oh, on me dira, qu’une hirondelle ne fait pas le printemps (et de fait, si on regarde par la fenêtre, même toutes ensemble, elles ont du mal à nous faire l’équivalent d’un mauvais automne) et que quelques robots par-ci par-là ne font pas la robocopisation des polices du monde, mais je rappellerai cette évidence qu’avant de devenir banale, une chose nouvelle est souvent exceptionnelle (de même qu’en général on est vivant jusqu’à sa mort). Souvenons-nous donc qu’en 1947, les E.-U. ne produisaient que 4 000 téléviseurs et qu’en 1953, ce chiffre était passé à 14 millions… Faut-il s’imaginer la même chose pour les robots ? Ma foi, pourquoi pas ?
Mais revenons à nos moutons électriques, enfin, à notre R. BOT 001 (je me demande si l’OTAN continue à donner des noms rigolos au matériel de l’Est, parce que là, c’est assez nécessaire). C’est un robot ovoïde de 1,80 m. destiné, à ce qu’il semble, à simplement patrouiller dans les rue de Perm et à se faire le relais des demandes d’aides ou à inviter les petits contrevenants à aller délinquer plus loin, là où il n’y a pas de touristes bourrés de $$$ par exemple. Il faut noter, aussi, qu’il est très “despotisme oriental” dans la technique qu’il emploie pour arriver à ses fins :
“Vous ne pouvez pas le mettre en colère. A force de répéter la même chose d’une voix monotone, il finit peut-être par vous faire rentrer l’information dans la tête.”
Il y a fort à parier que ce robot sera écologique et fonctionnera à l’alcool de grains, comme ses futurs collègues. Toutefois, rien n’a filtré à ce propos, mais il faut dire que la police russe a toujours su distiller l’information.
Source : Tribune de Genève (pour la photo : English Russia).


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