Actualités | Homo homini lupus
Jeux vidéo et violence

Comparaison n’est pas raison, et corrélation, encore moins. Pourtant, c’est à partir de simples corrélations (voire de coïncidences) que, souvent, on fait dire le plus de choses aux statistiques. Avinash Vora a publié avant-hier un post très intéressant à ce propos. Son point de départ est double. Tout d’abord, il y a ce que lui fait remarquer un ami, à savoir que le nombre de crimes violents aux E.-U. ne cesse de baisser tandis que les jeux vidéo violents sont de plus en plus nombreux :
A friend pushed me in the direction of a couple of interesting statistics. Since Doom was released in 1993, violent crimes in the United States have to 40% of what they used to be. Coincidence? Possibly, yes. However, the year Quake and Duke Nukem 3D were released, violent crimes fell by 4%, and a further 2% when Grand Theft Auto was released.
Ensuite, sa seconde constatation, porte sur l’abondance d’une littérature qui établit comme certain un lien de causalité entre la violence de ces jeux et la violence réelle. L’explication la plus fréquemment donnée étant que ces jeux influencent les enfants en modifiant leur perception du bien et du mal (de fait, on ne peut nier que la pratique d’un jeu, quelle qu’elle soit, est toujours (dé)formatrice). A cela, l’auteur répond par la réalité des chiffres : le marché des jeux vidéos n’est pas celui des enfants, mais des adultes :
Let’s talk about the kids for a moment. Or not: the average game player is 33 years old, and the average game buyer is 40 years old. In computer games, 93% of gamers are over the age of 18. Console gamers follow closely at 83%. The source has a great list of interesting statistics–I don’t want to list every one–which are well worth a read.
Donc, en somme, l’idée selon laquelle les jeux vidéo violents causent un accroissement de la violence en influençant négativement les plus jeunes, se heurte à deux réalités : 1. cette violence n’augmente pas et 2. les enfants sont très peu concernés par ces jeux.
Finalement, les choses ne sont pas toujours ce qu’elle paraissent. Elles le sont même, finalement, assez rarement.
Source : Avinash Vora.
















25 juin 2007 à 10:47Salut, c’est moi qui a ecrire cette post. Ma francaise et en peut mauvais, mai je suis tres honore que vous avez dit sa. Merci!
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26 juin 2007 à 10:10You’re welcome
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26 juin 2007 à 10:39It was no surprise that your English is better than my French.
I’m subscribed–got to get back into reading French again.
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