15 juin, 2007
SDXLab | Le fantôme dans la machine | Zeitgeist | Science
Le fait qu’il se comporte comme un enfant provoque un malaise certain, car, ainsi, ce robot semble presque parfaitement humain (pas physiquement, bien sûr). En effet, le très jeune enfant n’est pas regardé par l’adulte comme un égal. Il ne communique guère que par des attitudes, des comportements, des actions qui sont interprétés par l’adulte au travers d’une grille biologique et sociale. Ainsi, l’adulte qui entend un bébé pleurer ne raisonne pas ou peu, il réagit à cela, a priori, positivement comme le font certains animaux évolués, mais d’une façon plus marquée qu’eux à cause de déterminants culturels (lesquels ne sont peut-être que les fruits de l’évolution, mais c’est un autre problème). Pour le dire autrement, la première réaction d’un adulte à l’égard d’un très jeune enfant n’est certainement pas de lui faire passer le test de Turing.
Le robot CB2 échappe donc, partiellement au moins, au regard raisonnable et sceptique que l’homme porte habituellement sur les robots. Toutefois, il n’y échappe qu’en se confrontant à un autre problème qui est celui dit de la Vallée de l’inquiétante étrangeté. Inutile de nous atarder sur ce concept bien connu sinon pour en rappeler l’idée centrale : tandis que la sympathie d’un homme pour un objet est proportionnelle à la ressemblance de ce dernier avec l’humain, cette tendance s’inverse à l’immédiate proximité de la ressemblance parfaite avant de reprendre son cheminement normal.

Cependant, rien ne dit que l’évolution de la robotique est de s’efforcer éternellement à vouloir imiter un animal dont le corps est à peu près celui d’un chimpanzé et qui est fait pour répondre à des besoins analogues à celui-ci.
4 janvier 2011 à
[...] vous souvenez certainement du concept de « vallée de l’étrange » dont j’avais parlé ici ? Eh bien, un visage robot a été construit au Japon pour imiter au plus près les mouvements [...]