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L’illusion de l’émotion
Une impasse classique quand on évoque l’intelligence des machines, voire leur conscience, c’est d’oublier que l’intelligence des personnes, voire leur conscience, n’est pour chacun de nous qu’une hypothèse s’appuyant sur toute sorte de critères dont les attitudes physiques sont des éléments de choix.

La recherche que mène actuellement l’Institut de Science et de Robotique de l’université Meji, grâce au robot Kansei, consiste à provoquer chez ce dernier des expressions faciales en réaction à des mots qu’il met lui-même en corrélation avec une base de données d’un demi-million de mots.
Bien sûr, ses réactions ne sont que le fruit d’associations statistiques de concepts, ainsi :
Until Kansei’s silicon face mask is a maze of working parts. It takes nineteen movable parts to get the robot’s expressions to take place. The database within her core chooses what expression is best for the keyword that is given. « Iraq », « bomb », or « Bush » bring either a look of fear or disgust.
Ainsi, Kansei a, comme on peut le voir, l’esprit du temps pour esprit. Ainsi, les robots seront donc, peut-être, terriblement conformiste et politiquement correct.
Rien ne permet de dire, en somme, que l’intelligence ou la conscience des machines sont des possibilités, même très éloignées dans le futur, mais, en revanche, qu’elles puissent donner, un jour prochain, l’illusion de l’une et de l’autre, voilà qui est une certitude.
Source : Digital Journal.
















11 juin 2007 à 8:04Voilà peut-être un autre point commun avec notre espèce, qui est si prompte à voir de l’intelligence où il n’y a qu’une avalanche de mots compliqués.
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12 juin 2007 à 9:51Il faut user des unités atomiques des syntagmes et des conglomérats de morphèmes, sémantiquement subsumable par le vérificationnisme, avec parcimonie lorsqu’ils sont complexes.
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