Des fonds d’écran iPhone en veux-tu, en voilà !
Source : Gizmodo.
Archives pour juin 2007
Des fonds d’écran iPhone en veux-tu, en voilà !
Source : Gizmodo.


Dieu a créé le TASER pour que les policiers américains puissent neutraliser les délinquants sans les tuer et être obligé de remplir de la paperasse à n’en plus finir. Satan a créé le journaliste pour qu’il montre que l’usage du TASER n’allait pas toujours sans poser de petits problèmes…
Alors, Dieu S’est dit : “bon, ça devient lourd cette histoire, Je leur ai déjà fait le coup du déluge, faut que Je trouve autre chose” et Il eut alors l’idée de créer le robot pour utiliser le TASER, comme ça, Se dit-Il : “s’il y a un putain de blème, on foutra la paix aux flics.”
TASER International, Inc. (NASDAQ: TASR), a market leader in advanced electronic control devices, today announced the forming of a strategic alliance with iRobot Corp. (NASDAQ: IRBT). Under the terms of this alliance the two companies will work collaboratively to develop a new robotic capability utilizing TASER® technologies. This combination of capabilities will allow law enforcement, federal, and military users to employ TASER technology from an iRobot® platform at a safe distance to engage, incapacitate, and control dangerous suspects without exposing those personnel, the suspect, or bystanders to unnecessary risks.
Je soupçonne fortement le TASER X26 d’être autrement plus efficace que “de répéter la même chose d’une voix monotone” pour que les délinquants s’exécutent (ce qui évite de le faire soi-même).
As the first step in this alliance, the two companies have integrated TASER® X26 electronic control device (ECD) technology into the iRobot PackBot® Explorer™. This proof-of-concept integration is being shown to Law Enforcement and Military customers to explore customer needs and requirements.
Comme quoi, Dieu doit être américain et bosser au LAPD.
Source : TASER (via Artificial Intelligence and Robotics).

A moment of rural mystery, sounds racing across the mountains, plummeting from near the edge of space.Au milieu des collines du Vermont, on entend au plus profond de la terre des bruits étrangement sourds qui viennent d’en haut… Source : Infocult (et Lovecraft in Vermont).




La destinée d’une famille, ça peut être comme une avalanche. Un homme a, avec plusieurs femmes, plusieurs enfants qui eux-mêmes ont plusieurs enfants avec plusieurs femmes, lesquels ont plusieurs enfants avec plusieurs femmes, et ainsi de suite…
Quand je dis beaucoup d’enfants, il n’est nul besoin d’aller jusqu’au record de l’illustre Moulay Ismaël l’Assoiffé de sang (sic), sultan du Maroc et heureux (enfin…) papa de 888 enfants… Bien sûr, pour que cela fasse boule de neige, ce sont les garçons qui jouent le plus grand rôle, puisque leur descendance est, d’un point de vue quantitatif, potentiellement bien plus grande que celle des femmes. Ainsi, aux 888 enfants de Moulay Ismaël, une femme ne peut en opposer, au plus, qu’une petite trentaine.
Ce n’est, toutefois, pas à l’Assoiffé de sang que nous allons nous intéresser, mais à Niall aux Neuf Otages, roi d’Irlande du IVe siècle et ancêtre supposé de trois millions d’Irlandais :
…a new genetic study […] suggests that the 5th-century warlord known as “Niall of the Nine Hostages” may be the ancestor of about one in 12 Irishmen, say researchers at Trinity College Dublin, Ireland. Niall established a dynasty of powerful chieftains that dominated the island for six centuries.
Certes, nous sommes loin des seize millions de descendants de Gengis Khan, mais c’est tout de même pas mal, d’autant que c’est loin d’être anecdotique, puisque cela rapproche les concept de “familles” avec ceux de “races” ou de “nations”. On imagine aisément à quel point cela peut nous mener sur des voies aussi nouvelles qu’obscures. Ainsi, Evoweb rapporte ces propos de Steve Sailer sur Gengis Khan (mais c’est tout aussi valable pour notre preneur d’otages) :
“Entre ce succès et le fait qu’il a conquis la plus grande partie du monde, on peut raisonnablement se demander s’il n’était pas un peu spécial génétiquement. Bien sûr, si on trouve son corps et que l’on peut extraire son ADN, à un moment du futur, on sera capable de cloner “le Guerrier Parfait”. Pensez-vous que le Department of Defense voudrait une armée de Gengis Khans ?”
Déjà qu’on dit qu’au DoD il y en a qui sont plus à droite qu’Attila !
Source : New Scientist.

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Dans l’espace, les combats qui auront lieu, sans doute bientôt (ou qui ont, peut-être, déjà lieu), ne ressembleront guère à ceux de Battlestar Galactica ou de Star Wars. Ce ne seront pas de féroces dogfights, comme au temps de l’aviation à hélice, avec juste quelque lasers en plus, mais des affrontements silencieux à des distances incroyables qui évoqueront plus les échec ou le go que deux chiens qui se mordent la queue. C’est ce qui apparaît, du moins, à la vue des différents tests qui ont lieu et qui font l’objet d’un article fascinant de l’excellent Popular Mechanics. L’un des plus marquants, en ce qu’il montre des intentions particulièrement belliqueuses, est celui que la Chine a mené sur l’un de ses vieux satellites, lequel a été détruit par un simple projectile inerte (ce qui nous ramène, si on peut dire, au temps du boulet…), mais envoyé avec une vitesse et une précision telles que cela montre d’impressionnantes capacités technologiques.
Bien sûr, la Chine, en menant un tel essai, insinue qu’elle peut frapper l’Occident dans ses moyens de communication et le paralyser quand elle le veut et à moindres frais, politiquement parlant, car détruire un satellite, cela n’apparaîtrait sans doute pas, nécessairement, comme un acte d’hostilité véritable. Mourir pour Dantzig, déjà… mais pour Spot ? Pour un Spoutnik un peu plus moderne que l’original ? Vous n’y pensez pas !
Evidemment, le choix du moment n’était pas neutre :
Some experts think at least part of China’s motivation lies in an unclassified 2006 U.S. report on the future of military activities in space. The document reaffirms that “The United States considers space capabilities … vital to its national interests. Consistent with this policy, the United States will: preserve its rights, capabilities, and freedom of action in space; dissuade or deter others from either impeding those rights or developing capabilities intended to do so … and deny, if necessary, adversaries the use of space capabilities hostile to U.S. national interests.”
C’est en voyant à quel point les E.-U. avaient besoin de l’espace et n’étaient pas prêt à le partager que la Chine a probablement pris la décision de cette provocation en forme de test.
Par conséquent, le but de la Chine, dans cette histoire, est double. D’une part, il y a effectivement, une volonté de menacer le ventre mou de l’Occident, à savoir ses réseaux de communication en montrant qu’elle peut briser, à tout moment, l’aquarium informationnel dans lequel les pays occidentaux nagent heureux et insouciants comme les petits poissons du vivier de Mao. Or, comme chacun sait, celui qui peut détruire une chose contrôle cette chose. Mais, d’autre part, il y a aussi une réelle volonté de voir en l’espace un front pionnier vers lequel détourner les pressions économiques ou démographiques et les passions nationalistes et impérialistes. C’est ainsi que ce pays se rapproche très fortement de la Russie concernant l’exploration (qui n’est jamais qu’un autre nom pour la colonisation, que celle-ci prenne une forme ou une autre et qu’elle se fasse aujourd’hui ou dans un siècle) de Mars en signant un contrat de coopération.
Là où va l’homme, la guerre le suit, il ne faut donc pas s’étonner qu’elle soit chez elle dans le vide spatial.
Source : Popular Mechanics.

30 000 têtes d’allumettes, une mèche et un briquet…

Hier les Coréens, aujourd’hui, les Russes, c’est une véritable vague robotique qui semble se dessiner un peu partout dans le monde de la sécurité. Oh, on me dira, qu’une hirondelle ne fait pas le printemps (et de fait, si on regarde par la fenêtre, même toutes ensemble, elles ont du mal à nous faire l’équivalent d’un mauvais automne) et que quelques robots par-ci par-là ne font pas la robocopisation des polices du monde, mais je rappellerai cette évidence qu’avant de devenir banale, une chose nouvelle est souvent exceptionnelle (de même qu’en général on est vivant jusqu’à sa mort). Souvenons-nous donc qu’en 1947, les E.-U. ne produisaient que 4 000 téléviseurs et qu’en 1953, ce chiffre était passé à 14 millions… Faut-il s’imaginer la même chose pour les robots ? Ma foi, pourquoi pas ?
Mais revenons à nos moutons électriques, enfin, à notre R. BOT 001 (je me demande si l’OTAN continue à donner des noms rigolos au matériel de l’Est, parce que là, c’est assez nécessaire). C’est un robot ovoïde de 1,80 m. destiné, à ce qu’il semble, à simplement patrouiller dans les rue de Perm et à se faire le relais des demandes d’aides ou à inviter les petits contrevenants à aller délinquer plus loin, là où il n’y a pas de touristes bourrés de $$$ par exemple. Il faut noter, aussi, qu’il est très “despotisme oriental” dans la technique qu’il emploie pour arriver à ses fins :
“Vous ne pouvez pas le mettre en colère. A force de répéter la même chose d’une voix monotone, il finit peut-être par vous faire rentrer l’information dans la tête.”
Il y a fort à parier que ce robot sera écologique et fonctionnera à l’alcool de grains, comme ses futurs collègues. Toutefois, rien n’a filtré à ce propos, mais il faut dire que la police russe a toujours su distiller l’information.
Source : Tribune de Genève (pour la photo : English Russia).






Il y a deux bonnes raisons de sauter en marche d’un véhicule volant : se donner la sensation de voler et, aussi, se faire un petit peu peur ou alors, de se retrouver dans un engin qui donne la sensation de ne plus voler du tout et d’avoir tellement peur qu’on préfère tenter sa chance tout seul en l’air. C’est précisément cela qui a motivé un groupe de scientifique pour envisager de tenter un saut de plus de 35 000 m. d’ici 2009.
Mais ce n’est là qu’un début, car leur but et de voir s’il est possible d’envisager un saut de… 240 000 m. !
After they’ve mastered the 120,000-foot jump, their ultimate goal is to engineer survivable jumps from 150 miles or even higher above the earth. In a controlled dive, the jumpers would reach blistering speeds of more than 2500 mph, and as they begin to enter the earth’s outer atmosphere, a special drogue shoot opens, stabilizing their descent and preventing uncontrolled tumbling which could be fatal.
En effet, le risque, à une telle altitude, est l’entrée dans l’atmosphère. A 4 000 km/h, il ne s’agit pas de faire un plat comme dans une piscine sous peine d’être atomisé et même pas retrouvé aux quat’ coins d’Paris éparpillé par petits bouts, façon puzzle, si vous voyez ce que je veux dire… Il faut donc avoir recours à un parachute de freinage pour guider le spatioparachutiste et à une tenue spatialement spéciale qui n’est pas sans évoquer celle d’un space marine venu casser de l’alien. Donc, vous voyez, c’est presque sans risques !
Un volontaire ?
Source : SciFi.com.


Tous ceux qui se sont essayés à taquiner le joystick de leur ordinateur sur un simulateur de vol savent que ce n’est pas vraiment évident. Et, il ne s’agit là que de contrôler un seul avion, et dans le monde simplifié d’une simulation ! Eh bien, il y en a qui doivent être plus doués que d’autres, car, hier, un opérateur solitaire, à bord d’un AWACS, a réussi à piloter trois drones ScanEagles simultanément, à Boardman, en Oregon, où se trouve un ancien terrain militaire dont Boeing a obtenu une part et où l’entreprise a installé son terrain de jeu.
This next-generation capability will enhance interoperability with current and future command and control systems through an open, standards-based system and significantly reduce the workload of unmanned vehicle operators.
L’outil utilisé est le DI-CD (Distributed Information-Centralized Decision — Distribution de l’Information / Centralisation de la Décision), un logiciel destiné au contrôle simultané de trois ScanEagles. L’opérateur a aussi utilisé un système de suivi de cible mobile.
Bien sûr, le test ne s’est pas limité à cela :
While the mission operator used the DI-CD software to control the surveillance activities of three ScanEagles, an “observer” in the field sent the location of a time-critical target via a cell phone to an AWACS Block 40/45 operator console. The AWACS operator successfully requested video of the target through the primary AWACS display.
The DI-CD software automatically generated updated ScanEagle task and mission plans, which were shown to the mission operator using the OMM software and sent to the UAVs using standard protocols. The UAVs beamed video back to the mission operator and the AWACS operator, who coordinated a simulated F/A-18 strike on the target. The same target video was relayed to the observer’s cell phone.
In another test, a UAV operator used the Stalker software to order one of the ScanEagles to automatically follow and monitor a simulated terrorist truck. The software continually monitored the truck’s movements even as it made several abrupt turns, stops and starts trying to evade detection. The system automatically adjusted the ScanEagle’s flight path to stay undetected and in an optimal position to image the vehicle.
Eh oui, on s’amuse comme des petits fous chez Boeing, et on ne se soucie pas du forfait de son mobile !
Source : Boeing.

Dans une récente interview, John Robb s’explique à propos de son dernier livre, Brave New War. Dans cet ouvrage il met l’accent sur le fait que les sociétés modernes occidentales sont particulièrement fragiles face au terrorisme. De même que les puissants ordinateurs et leurs programmes complexes peuvent subir de grave dommage de la part de virus relativement basique, il suffit de quelques cutter et d’un peu d’obscurité pour plonger des centaines de millions de gens dans la peur.
John Robb explique :
To understand this, you need to understand that classic symbolic terrorism is plagued by diminishing returns. The more you use it, the less of an effect it has. So, in order to match or exceed previous impacts, you need to increase the scale or breadth of the attack.
En effet, le terrorisme n’est efficace que quand il frappe les esprits, ce qui n’est possible que s’il est de l’ordre de l’exception, voir de l’inattendu absolu. Il lui faut donc aller crescendo sous peine d’être intégré dans le fonctionnement normal d’une société. Il ressort de là qu’il est impératif que les sociétés qui lui font face sachent le traiter, en quelque sorte, avec mépris. Elles doivent, par conséquent, tout faire pour éviter que la peur radicale cachée sous l’idée de principe de précaution ne débouche sur le sécuritarisme, la dramatisation et, finalement, la paralysie totale. D’autant que cette menace latente, qu’illustre le terrorisme, peut venir d’autres sources multiples :
…the system shocks we will face from a heavy interconnected world won’t only originate from global guerrillas. There will be lots of sources, from pandemics (bird flu) to global warming to peak oil to many we can’t imagine. The key to surviving them all in a way that doesn’t diminish us longer term is to decentralize resilience.
Ce que John Robb explique c’est qu’il ne faut pas donner de réponses centralisées, collectives, qui pèsent sur les sociétés, finalement, beaucoup plus lourdement que les menaces qu’elles sont censées prévenir. Cela peut prendre, grossièrement, deux formes. En effet, la centralisation, la massification et l’étatisation systématique des réponses placent, selon lui, celui qui les donne dans une posture analogue à celle de l’URSS confrontée, dans les années 80, aux forces centrifuges qui allaient la mener à sa perte. La première forme que peut prendre cette menace est donc l’obésité de l’Etat (ou, plus généralement, des entités collectives). La seconde, qui en découle, est que des menaces aussi infimes soient-elles, mettraient en cause tout le système, tant et si bien que John Robb va jusqu’à dire que les E.-U., s’ils cédaient définitivement à ce penchant, pourraient être menacés par des structures telles que de simples gangs urbains.
La solution qu’il propose est simple :
So what’s left? Decentralized resilience and muddling through the problems we face as they come by diminishing their impact. No grand projects (if I had a dollar for how many times I have heard people call for a Manhattan project to solve xyz…), no universal comity, just messy reality.
Il s’agit donc, avant tout, d’une solution individuelle, non pas la fuite dans les bois sur le mode survivaliste, ni le choix de faire comme si rien ne se passait, mais l’acceptation de certains risques et la ferme résolution dans l’application des solutions classiques qui, le contexte ayant radicalement changé, pourraient donner des résultats tout à fait nouveaux…
Source : TCS Daily.

By 2009, DARPA hopes to have a mechanical arm whose functionality is on par with a flesh-and-blood limb.Source : Popular Mecanics.

L’expérience est, à tort ou à raison, une des bases de la science moderne. Hier, sur Neatorama, on remarquait que trois fameuses expériences, dans le domaine de la psychologie, seraient, aujourd’hui, totalement inconcevables pour des raisons éthiques.
What happened to the good old days, when a scientist could just rustle together some test subjects and let loose in the lab? You know, without having to worry about petty humane things…like ethics!
Ces trois expériences sont :
- l’expérience de Milgram,
- celle de Stanford et
- celle dite du Petit Albert.
Les deux premières sont les plus troublantes par ce qu’elles prouvent ; la troisième, par sa méthode. En effet, l’expérience de Milgram menée à Yale et de Stanford mené par Zimbardo portent, toutes deux, sur la violence et son lien à l’autorité (et à l’impunité).
La première consistait à demander à un étudiant d’infliger de (fausses) décharges électriques à une personne qu’il ne connaissait pas, bien que ce celui-ci, au bout d’un moment, le supplie d’arrêter. La seconde portait sur un groupe d’étudiants répartis en gardiens et en prisonniers dans uns situation carcérale.
Dans les deux cas, le degré de violence atteint a été extrême. 65% des “cobayes” de Milgram ont obéi aux injonctions des examinateurs malgré les cris de la victime (qui, Dieu merci, ne faisait que jouer son rôle) et l’expérience de Stanford a dû être arrêtée au bout de six jours… En même temps, je ne vois pas là de quoi révolutionner la connaissance de l’Être humain… Le pouvoir corrompt, la belle affaire ! Qui l’ignorait ? Bien sûr, il faut l’admettre, il est toujours dérangeant de le rappeler…
La dernière expérience ne révèle pas, dans son résultat, de choses trop noires sur l’être humain, puisqu’elle ne prouve qu’une chose : l’homme est un chien de Pavlov qui associe le souvenir du contexte à la peur qu’il éprouve. Rien que de très banal, en somme. En revanche, la mise en œuvre de cette expérience est assez terrifiante, puisque la peur a été délibérément provoqué chez un enfant de 11 mois. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, qu’elle trouve un terrible écho dans Brave New World (chap. 2) d’Aldous Huxley :
INFANT NURSERIES. NEO-PAVLOVIAN CONDITIONING ROOMS, announced the notice board.
The Director opened a door. They were in a large bare room, very bright and sunny; for the whole of the southern wall was a single window. Half a dozen nurses, trousered and jacketed in the regulation white viscose-linen uniform, their hair aseptically hidden under white caps, were engaged in setting out bowls of roses in a long row across the floor. Big bowls, packed tight with blossom. Thousands of petals, ripe-blown and silkily smooth, like the cheeks of innumerable little cherubs, but of cherubs, in that bright light, not exclusively pink and Aryan, but also luminously Chinese, also Mexican, also apoplectic with too much blowing of celestial trumpets, also pale as death, pale with the posthumous whiteness of marble.
The nurses stiffened to attention as the D.H.C. came in.
“Set out the books,” he said curtly.
In silence the nurses obeyed his command. Between the rose bowls the books were duly set out–a row of nursery quartos opened invitingly each at some gaily coloured image of beast or fish or bird.
“Now bring in the children.”
They hurried out of the room and returned in a minute or two, each pushing a kind of tall dumb-waiter laden, on all its four wire-netted shelves, with eight-month-old babies, all exactly alike (a Bokanovsky Group, it was evident) and all (since their caste was Delta) dressed in khaki.
“Put them down on the floor.”
The infants were unloaded.
“Now turn them so that they can see the flowers and books.”
Turned, the babies at once fell silent, then began to crawl towards those clusters of sleek colours, those shapes so gay and brilliant on the white pages. As they approached, the sun came out of a momentary eclipse behind a cloud. The roses flamed up as though with a sudden passion from within; a new and profound significance seemed to suffuse the shining pages of the books. From the ranks of the crawling babies came little squeals of excitement, gurgles and twitterings of pleasure.
The Director rubbed his hands. “Excellent!” he said. “It might almost have been done on purpose.”
The swiftest crawlers were already at their goal. Small hands reached out uncertainly, touched, grasped, unpetaling the transfigured roses, crumpling the illuminated pages of the books. The Director waited until all were happily busy. Then, “Watch carefully,” he said. And, lifting his hand, he gave the signal.
The Head Nurse, who was standing by a switchboard at the other end of the room, pressed down a little lever.
There was a violent explosion. Shriller and ever shriller, a siren shrieked. Alarm bells maddeningly sounded.
The children started, screamed; their faces were distorted with terror.
“And now,” the Director shouted (for the noise was deafening), “now we proceed to rub in the lesson with a mild electric shock.”
He waved his hand again, and the Head Nurse pressed a second lever. The screaming of the babies suddenly changed its tone. There was something desperate, almost insane, about the sharp spasmodic yelps to which they now gave utterance. Their little bodies twitched and stiffened; their limbs moved jerkily as if to the tug of unseen wires.
“We can electrify that whole strip of floor,” bawled the Director in explanation. “But that’s enough,” he signalled to the nurse.
The explosions ceased, the bells stopped ringing, the shriek of the siren died down from tone to tone into silence. The stiffly twitching bodies relaxed, and what had become the sob and yelp of infant maniacs broadened out once more into a normal howl of ordinary terror.
“Offer them the flowers and the books again.”
The nurses obeyed; but at the approach of the roses, at the mere sight of those gaily-coloured images of pussy and cock-a-doodle-doo and baa-baa black sheep, the infants shrank away in horror, the volume of their howling suddenly increased.
“Observe,” said the Director triumphantly, “observe.”
Books and loud noises, flowers and electric shocks–already in the infant mind these couples were compromisingly linked; and after two hundred repetitions of the same or a similar lesson would be wedded indissolubly. What man has joined, nature is powerless to put asunder.
“They’ll grow up with what the psychologists used to call an ‘instinctive’ hatred of books and flowers. Reflexes unalterably conditioned. They’ll be safe from books and botany all their lives.” The Director turned to his nurses. “Take them away again.”
Mais, après tout, le temps du dressage de l’être humain est-il derrière nous ?
Source : Neatorama.

























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