Viol virtuel dans Second Life
Ce qui pourrait n’apparaître que comme une (mauvaise) histoire belge est sans doute bel et bien réel. Il y a eu, à Bruxelles, une enquête sur un viol virtuel perpétré dans le cadre de Second Life.
Regina Lynn, dans Wired, se fait l’écho des questionnements que cela induit, à savoir un crime virtuel est-il un crime ?
Tout d’abord, il faut préciser que le terme virtuel n’est peut-être pas le mieux choisi (l’opinion d’Emile). Il faudrait lui préférer immatériel. Or, des crimes concernant des choses immatérielles, il y en a déjà. Donc, pourquoi pas un viol immatériel ? C’est que le viol est matériel par définition. Une agression physique doit être physique. On peut sanctionner une injure publique voire une menace, mais on ne peut pas condamner une personne qui déclare : “je te donne un coup de poing, puis un coup de pied et après, je te frappe au sol jusqu’à ce que ne bouges plus” pour coups et blessures.
Ce que l’auteur de l’article résume bien par ces mots :
But that doesn’t make the psychological upheaval of virtual rape
anywhere near the trauma of real rape. And I can’t see us making
virtual rape a matter for the real-life police.
Il ne faut donc pas confondre ce qui est matériel et ce qui ne l’est pas ; sans, d’ailleurs, introduire de hiérarchie entre ces deux aspects des choses.
Toutefois, cette question du “crime virtuel” nous semble bien plus prégnante concernant les cas où il n’y a pas de victime du tout. En effet, lors de ces “viols virtuels”, il y a une personne qui se sent victime et des auteurs qui, bien souvent, ne se sentent pas coupables, puisque ce n’est que virtuel. Mais que faire dans le cas où l’auteur croit commettre un acte condamnable alors que la victime n’existe pas ? C’est la question posée dans cet article à propos des fausses images pédophiles.
Imprimer ce billet














Laisser un commentaire