OTAN savoir à quoi ça sert…
Forgée à l’heure de la guerre froide contre le Pacte de Varsovie, l’OTAN se cherche un nouveau concept stratégique. L’ Alliance a actuellement pour but d’être capable de mener simultanément deux opérations majeures (60000 hommes) et 6 opérations mineures (25000 hommes).
Son principal apport technique est l’interopérabilité : l’Alliance est un intégrateur qui transforme les forces européennes en auxiliaires des troupes US. La subordination des européens n’est pas totale car dans son cadre des armes nucléaires US sont mises en oeuvre par des équipages européens, avec partage de la décision d’emploi (« détail » fondamental, inconnu des opinions publiques).
A l’heure où les missions de l’OTAN prennent la forme de corps expéditionnaires engagés pour longtemps (cf. Afghanistan), où une nouvelle course aux armements a lieu à l’échelle mondiale, où l’administration Obama souhaite se désengager et laisser les européens assumer leur défense (fait révélateur : le financement des études sur l’OTAN a disparu de tous les think tanks) le danger d’une dilution de l’Alliance, fondamentale pour la stabilité de l’Europe occidentale, est bien réel. Sachant que 5 pays assurent 75% de ses ressources, l’ère de la défense assurée gratuitement par le grand frère américain est terminée pour la plupart des 28 pays adhérents.
Noir, c’est noir et il n’y a plus d’espoir
En effet, la haine est une liqueur précieuse, un poison plus cher que celui des Borgia, – car il est fait avec notre sang, notre santé, notre sommeil, et les deux tiers de notre amour! Il faut en être avare!
Au détour de ma lecture de l’excellent blog Documents je suis tombé sur deux remarques fort judicieuses à propos du black metal, genre musical que j’affectionne comme mes lecteurs ont pu s’en rendre compte à de multiple reprises.
La première de ces deux réflexions concerne la place de la haine dans ce courant musical. Inutile de le rappeler, le black metal se veut — non sans succès parfois — une mise en musique de la haine. Walter de Documents, s’opposant à Baudelaire dont il cite le passage que nous faisons figurer en exergue, note que cette haine perd de sa force et de sa pertinence artistique quand au lieu d’être dirigée vers tout et tous (y compris soi-même — surtout soi-même — suis-je tenté de préciser), elle n’a qu’un objet simple, que ce soit une race, la religion ou un groupe politique.
En effet la haine d’un groupe exclusivement des autres, de soi ou de ceux auxquels on s’identifie, n’est qu’un sentiment banal. Elle est une petite haine qui s’accompagne d’une petite adhésion à un clan, une petite docilité à l’égard de son groupe. La haine pour être source d’art se doit d’être parfaite, absolue, sinon, elle n’est que ressentiment.
C’est justement ce ressentiment à l’égard du christianisme qui fait l’objet de la seconde réflexion de Walter. Il y voit une réaction puérile et inintéressante. Pire, ce ressentiment empêche de saisir ce qu’il y a de tragique (et par la même de si proche de l’esprit profond du black metal) dans le christianisme. Pour le dire autrement, le satanisme, dont se réclame beaucoup de groupes de black metal, n’est fécond que quand il part de cette compréhension tragique de l’esprit du christianisme. Sinon, il tombe dans le kitch et la pose, ce qui n’interdit pas le talent, mais le gâche.